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​ENGIE au start-up week-end de l’X

Autres innovations
16/12/2015

Du 11 au 13 décembre, l'Ecole Polytechnique accueillait son troisième Start-up Week-End. Pour la première fois, ENGIE était partenaire de l'évènement, et Guillemette Picard, du Fonds d'Investissement ENGIE New Ventures (et ancienne élève de l'X) a fait partie du jury qui évaluait les projets au bout de 54 heures d'expérimentations et de développements acharnés.

Le start-up week-end de Polytechnique

Sous la forme - devenue classique - d'un hackathon, ce week-end débutait par une présentation des différents projets des participants, qui devaient pitcher leur idée pour la "vendre" aux participants et former une équipe.
Après 54h de développement, de mise au point de business plan ou de prototypage, les projets ont été présentés au jury qui a fait son choix.
Aux côtés d'ENGIE, dans le jury, étaient représentés d’autres fonds d'investissement comme Iris Capital, AXA , l’incubateur Agoranov, des Business Angels, des Grandes Ecoles, et le pôle entrepreneuriat de l’Ecole Polytechnique

Nous avons demandé à Guillemette Picard de nous livrer ses impressions sur un week-end qu'elle décrit comme "de jeunes furieux creusant des idées de start-ups"...

Pour quelle raison ENGIE est-il cette année partenaire de ce start-up week end ?

Tout d'abord, l'X est une de nos écoles partenaires et fait partie des écoles où nous voulons être présent et faire connaître la démarche innovation d'ENGIE.
D'autre part, l'organisateur de l’événement, StartupWeekend.org est la référence pour ce type d'action, avec une organisation très rodée, et des start-ups week-end partout dans le monde.
Sur cet événement en particulier, il y avait une majorité d'étudiants, dont une quarantaine de l'X, les autres provenant plutôt d'écoles de commerce ou de design. C'est un mix intéressant pour monter des start-up, avec des compétences indispensables qui se retrouvent sur un projet.
Enfin, au cours des éditions précédentes, quelques belles start-up ont émergé à la suite de ces week-end, comme Easytaxi

Quels sont les projets qui vous ont particulièrement frappé ou intéressé ?

Parmi ceux qui m'ont amusée : une place de marché pour les tatouages, ou un système de paiement sans contact à l'entrée des boîtes...

Un projet séduisant et potentiellement très utile : MeedPoint. C'est une application qui, à partir de données ouvertes détermine le point de rendez-vous idéal entre différentes personnes.

Un autre projet de paiement sans contact, à vocation humanitaire, Betterdays, permet, par le biais d'un boîtier déposé chez des commerçants, de faire des dons de façon très simple et très rapide.

Les projets primés en fin de week-end :

GlobalHealth : ce projet soutenu par AXA est centré sur le tourisme médical, et propose aux personnes qui voyagent pour raisons de santé de prendre en charge toute leur organisation. Ce projet est impressionnant par son niveau de maturité et le professionnalisme de l'équipe, dans un secteur qui est en passe d'exploser.

One by One : ce projet de bulles d'eau encapsulées peut être une offre intéressante, à destination des entreprises, tout comme des particuliers.

Little Big Lab propose un ensemble d'outils de mesures de laboratoire dans une simple valise. Un projet à la fois techno et low cost.

Be the Sound, mon projet favori, est aussi le coup de cœur du jury. Il s’agit d’ un projet technique et ambitieux qui permet de diffuser de la musique sur tous les appareils d'un domicile. A l'époque du streaming ce projet est bien dans l'air du temps.

Quel intérêt peuvent avoir pour ENGIE certains de ces projets ?

Sur les thématiques proposées par ENGIE (efficacité énergétique et smart mobility) des projets ont été montés mais avec un niveau de maturité encore insuffisant.

Pour ENGIE aujourd'hui, l'intérêt de participer à ce week-end réside plus dans la création de liens avec les étudiants ou avec l'école, dans les rencontres humaines, et bien sûr l'immersion dans ce concentré d'éco système innovation.

Ce qui m'a frappé, c'est la qualité des entrepreneurs en devenir, leur niveau de formation et leur capacité à innover, à imaginer une solution et à la mettre en oeuvre. Il me semble que cette façon de penser en terme d'usage est nouvelle et ce renouveau de l'entrepreneuriat passionnant.

La manière d'enseigner y est sans doute pour beaucoup, tout comme la révolution des usages et enfin la volonté politique d'investir dans ce type d'actions, par l'intermédiaire de la BPI, par exemple. On crée progressivement un tissu favorable à l'innovation en France.