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Mettre les drones au service de l'humain

Autres innovations
07/07/2015

Stéphane Raccah, étudiant à l'Ecole 42 et vainqueur avec son équipe DPM du défi Drone Anti Collision du Hackathon sur les drones organisé par ENGIE en avril 2015 revient sur cet événement et les perspectives que cette victoire lui a ouvertes.

Composée pour l'essentiel d'élèves de l'Ecole 42, l'équipe DPM a su proposer un projet efficace et low cost qui lui a permis de remporter ce défi.

L'équipe DPM

Les deux Stéphane, Benoît, Antoine et Babacar composent le noyau dur de l'équipe. Ils sont tous étudiants à l'Ecole 42, promo 2014 et 2013, et ont eu comme renforts pour le hackathon Jean et Yannick ainsi que Jérôme et Valentin.

Venus d'univers aussi variés que le droit, l'aéronautique ou l'informatique, ils se retrouvent dans la passion d'imaginer des solutions, passion propre aussi bien à l'Ecole 42 qu'à la dynamique des hackathons.

Ils se définissent comme une petite équipe, super contente d'avoir gagné et de faire avancer le projet d'ENGIE !

Le Hackathon Hack the Drone

Avec pour thématique générale "les usages civils du drone", Hack the Drone proposait 4 défis : drone neutralisation, drone anti collision, drone metering et drone testing.

C'est dans la catégorie Drone Anti Collision que l'équipe DPM a choisi de concourir.

Selon les mots de Stéphane Raccah, un hackathon, c'est un gros travail, des gros problèmes à résoudre, mais c'est aussi très amusant !

"Le déroulé d'un hackathon est toujours assez similaire : découvrir le matériel sur lequel il faudra travailler, le modifier, l'adapter, et l'utiliser pour résoudre les défis proposés. L'essentiel du travail consiste à régler les problèmes - et c'est ce qui nous amuse !"

Le projet DPM Drone Anti Collision

Comme les autres solutions présentées pour le défi anti-collision lors de ce hackathon, l'équipe DPM a utilisé des sonars, qui ont l'avantage d'un coût minime.

Le principe est d'utiliser plusieurs sonars dispatchés sur le drone, qui lui permettent de "voir" tout autour de lui. Les sonars envoient des ondes sonores et analysent leur retour pour déterminer à quelle distance se trouve un obstacle.

Il s'agit donc de créer une bulle sonique autour du drone. Si l'obstacle se rapproche trop, le système prend le contrôle du drone sur le pilote pour éloigner le drone de l'obstacle et le mettre au milieu d'une zone "sure".

Si le même principe a globalement été utilisé par toutes les équipes du défi anti-collision, le projet DPM analysait un plus grand nombre de données : par exemple il est capable de s'adapter à la vitesse d'un obstacle en mouvement pour agrandir sa zone de sécurité.

Perspectives post hackathon ?

L'un des prix du hackathon consistait en une incubation de 3 mois pour faire aboutir le projet ébauché lors du hackathon. Pour l'instant, l'équipe DPM est dans l'attente de la concrétisation d'un ambitieux projet de Flylab, en partenariat avec ENGIE, l'Ecole 42 et le MIT. En attendant d'intégrer le Flylab qui leur donnera de vrais moyens de travailler en équipe et d'accélérer le développement, les différents membres de l'équipe continuent à développer le projet chez eux.

A noter que peu après le hackathon, un produit utilisant une technologie très similaire a été lancé en Asie. Hasard ou copie ? Difficile à dire, mais là où le projet DPM sera très peu couteux, le projet chinois est vendu plus de 1000 $...

Et ensuite ? les 5 membres de l'équipe sont encore étudiants à l'Ecole 42 pour au moins 1 ou 2 ans, et n'envisagent pas dans l'immédiat la création d'une société pour commercialiser leur projet.

Des drones au service de l'humain

Cependant, Stéphane Raccah nous confie qu'il a envie de continuer à travailler dans l'aéromodélisme. Il croit aux extraordinaires possibilités des drones pour aider l'homme, et c'est ce qui l'intéresse. Il nous cite en exemple le projet de deux jeunes femmes permettant à un drone d'annuler des tempêtes de sable, il rêve de drones qui surveillent les côtes pour sauver des personnes de la noyade, ou de drones pompiers...

A Dubaï, le concours Drones for Good est dédié à l'utilisation de technologies innovantes utilisant les drones pour améliorer la vie des hommes. Il est doté d'1 milliard de dollars et a couronné en 2015 un autre projet anti-collision, celui d'une équipe suisse.

Peut-être un jour retrouverons nous DPM en finale à Dubaï ? C'est en tout cas ce que nous souhaitons à cette équipe de passionnés qui nous déclarent en fin d'entretien : "Toute l'équipe est super contente d'être arrivée là "!

Source : Christine Leroy