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Les solutions BIM ENGIE s’exposent au CES 2018

Bâtiments connectés
14/12/2017

BIM – Building Information Modeling – signifie la modélisation des données d’un bâtiment avec comme point central l’utilisation d’une maquette numérique (3D  et base de données structurées)

Eric Lamendour (BIM & Digital Solutions Director) sera présent au CES en janvier 208 avec les projets BIM d’ENGIE et notamment la solution Building Life Time Manager. Nous lui avons demandé de nous en dire plus sur cette méthode qui permet de donner vie à un bâtiment de façon numérique. 


Q- On parle de plus en plus du BIM, mais sans toujours savoir exactement de quoi il s’agit.

EL - Le BIM n’est pas un produit, un outil, c’est d’abord une méthodologie, une nouvelle façon de travailler qui a pour but de livrer une maquette numérique - l’avatar numérique - d’un bâtiment. Cette maquette numérique est composée à la fois de vues 3D et d’une base de données qui va être le référentiel dynamique des données patrimoniales du bâtiment tout au long de son cycle de vie.
Le BIM  induit une révolution complète du secteur du bâtiment. Dans un secteur très éclaté c’est la première fois que l’ensemble des parties prenantes peuvent travailler ensemble du design jusque aux opérations dans une logique d’écosystème, de collaboration et de format unique.


Chez ENGIE, nous sommes absolument persuadés que le BIM permet d’améliorer notre performance opérationnelle, financière et qualitative, mais aussi de créer de la valeur et pouvoir proposer de nouvelles solutions à nos clients. 

Q- Comment ENGIE se positionne sur ce marché ? 

EL- ENGIE combine son savoir-faire métier opérationnel avec sa capacité à utiliser les meilleures techniques digitales de façon à créer de la valeur et être encore plus performant. D’où son positionnement d’« acteur physique et digital du bâtiment tout au long de son cycle de vie. »

En pratique, cela se traduite par une offre comme Building Lifetime Manager qui permet à ENGIE d’être présent du design à la rénovation au travers du jeu de données de cette maquette numérique et de nos savoir-faire historiques.
Les différentes entités d’ENGIE sont présentes sur l’ensemble de ces phases mais toutes les entités du Groupe tendant à converger vers une offre proposition de valeur unique « la gestion du cycle de vie du bâtiment » commune à toutes les BU.
Ce qui est innovant c’est d’allier la donnée, la gestion et l’analyse de la donnée avec nos métiers traditionnels pour transformer nos métiers en métiers digitaux.
 

Q- Et donc, vous allez présenter cette maquette numérique au CES ?

EL – Oui, la question est « comment mettre en lumière, rendre attractif et visuellement compréhensible le BIM ? »

Au CES, nous allons utiliser la mix reality, le mélange de réel et de virtuel pour expliquer comment utiliser la maquette numérique dans différentes situations : environnement de travail, design review, suivi de chantier, etc…

Nous allons présenter la réplique d’une petite usine industrielle. Grâce aux lunettes de réalité virtuelle HoloLens en liaison avec la plateforme SDS les visiteurs auront accès à l’ensemble des éléments, et pourront agir sur des éléments comme la température l’ouverture ou la fermeture de vannes. Le système reconnait grâce à une action virtuelle qu’il faut générer une action physique sur le site. 

Q- Vous intégrez des solutions externes à ENGIE ?

EL- Oui, absolument ! Nous agrégeons des solutions du marché, par exemple les Viewers d’Autodesk dont nous nous servons pour visualiser une maquette numérique, PowerBI ou HoloLens de Microsoft, des solutions de startups qui font du Data Mining ou du Data management.

Dans ce Data Lake sémantique, cette base de de données sémantisées, chaque donnée est liée à un événement, un lieu. On sait ce qu’elle représente : pression, vanne, température, surface, qualité de mur, etc…  Chaque data est un objet numérique 3D avec toutes ses propriétés ; tout est reconnu par le système et remonté au partenaire ou à l’application qui en a besoin.
Par exemple, sur le stand ENGIE and Partners au CES nous serons voisins de Living Map dont nous utilisons la solution combinée avec  le Viewer d’Autodesk dans notre projet sur la British Library.

Q- Qu’attendez-vous du CES ?

EL- Le CES est une vitrine mais c’est aussi l’occasion de s’inspirer, d’échanger avec des startups qui travaillent sur la donnée, de suivre les évolutions de ces environnements digitaux dans le monde, de faire du network, d’être en veille.

C’est aussi une occasion de démontrer la capacité du Groupe à innover, montrer ce que nous sommes en capacité de faire et trouver de nouvelles solutions pour continuer à innover et conforter notre vision.
 
Q- L’innovation la plus marquante, celle qui a le plus contribué à changer la vie des gens ?

EL- Pour moi, c’est l’imprimerie. L’imprimerie marque le passage de la tradition orale à la tradition écrite, le début de la capacité à tracer les choses.
L’imprimerie a été un élément disruptif au plan politique comme au plan social.
Et j’ai le sentiment que nous vivons aujourd’hui une révolution semblable à celle de Gutenberg avec la révolution digitale. La révolution est dans le cloud, dans la capacité à avoir des réseaux de communication partout dans le monde et de travailler dans un monde virtuel. La révolution c’est avoir dans sa poche un appareil qui était à peine concevable il y a 10 ans, et qui nous a projeté dans  une nouvelle façon de vivre.

Q- Qu’auriez-vous aimé ajouter pour conclure ? 

EL- Je voudrais souligner que nous ne faisons pas de l’innovation pour l’innovation. Nous faisons de l’innovation pour développer du business. Nos innovations, associées à la transformation de nos métiers et à l’avènement de nouvelles façons de travailler, génèrent de la valeur pour nos clients et pour nous même.. 


Pour en savoir plus sur Building Lifetime Manager

Source : Thomas BARDY