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Digital & Data 12/02/2020

Tout ce vous avez toujours voulu savoir sur le cloud…

Le dernier réveil digital d’ENGIE était consacré au Cloud. Le cloud, nous l’utilisons tous les jours, sans forcément savoir précisément ce que recouvre ce terme. Cette technologie a également permis de développer de nouvelles offres qui ont révolutionné le paysage, comme les VTC ou les locations entre particuliers. Autour de Gilles Fontaine, Rédacteur en chef du magazine Challenge, des experts d’ENGIE, Gartner, Microsoft ou Dassault et une élue de la ville d’Angers.

Quelques chiffres sur le cloud – Jean-Luc Couasnon, Gartner

Le cloud est né presque en même temps qu’internet, il y a 30 ans, avec dans ses gènes le partage de la donnée, de l’information. La proposition de valeur du cloud, c’est l'accés rapide à une technologie et à des services.


Aujourd’hui, le cloud c’est un marché de 200 milliards dont 56% pour les Etats Unis. La France est relativement en retard, peut être parce que le culture de l’échange y est moins prégnante. Et en France particulièrement, le cloud est d’abord utilisé dans un contexte personnel, à la maison, plus qu’en entreprise.

La Chine, habituée aux grands bonds en avant,  en dernière position il y a 10 ans talonne aujourd’hui les Etats Unis.


Comment ENGIE a embrassé le cloud - Claude Pierre, ENGIE

Dans le contexte du virage stratégique d’ENGIE pour devenir le leader de la transition énergétique, son portefeuille d’activités a évolué considérablement en peu de temps : cession d’actifs liés à la production de charbon, investissements dans les énergies renouvelables. Il a fallu intégrer rapidement de nouvelles entités et de nouveaux collaborateurs. Dans le même temps, ENGIE a mis en place une organisation très décentralisée avec des centres de décision au plus près des marchés locaux. En somme il a fallu trouver très vite des solutions pour passer au « Glocal », à la fois global et local, avec la puissance d’un grand groupe combinée à de l’agilité.

Nous avons choisi des solutions cloud qui nous apportent vitesse et possibilités de mise à l’échelle. Les solutions cloud sont aussi nativement « innovantes ». Elles évoluent et sont mises à jour en permanence dans une logique d’ « evergreen ».

En 6 mois, avec les solutions Office 365 de Microsoft nous avons pu déployer mondialement - de Shangaï à Santiago - auprès de plus de 100 000 collaborateurs une plateforme de collaboration qui permet à chacun d’échanger des fichiers, de travailler en mode projet et de partager le même système à l’échelle mondiale.

Les salariés ont très rapidement adopté ces solutions, car ils les utilisent déjà dans leur vie personnelle. Ils peuvent échanger très facilement avec n’importe qui sur Facebook ou whatsapp, il était temps pour eux de pouvoir le faire dans le cadre professionnel.

Souvent, on pense que le cloud c’est dangereux, que nos données ne sont pas en sécurité. Or si vous regardez les grandes crises « cyber » de ces dernières années, ce n’est pas le cloud qui a été attaqué, mais les data center des entreprises. Chez ENGIE, c’est avec des solutions cloud que nous augmentons notre niveau de maturité en matière de cyber sécurité. Nous avons remplacé les firewalls, les pare feux, par une sorte de parapluie cloud qui protège l’ensemble des entités d’ENGIE, grâce à un système de protection des identités et des accès. Et ce système est dans le cloud.


Une question de confiance – Alfonso Castro, Microsoft

La question de la confiance est centrale pour le cloud. On confie à un tiers les données qui sont aujourd’hui la richesse d’une entreprise. Il y a plusieurs dimensions dans la confiance, liées ou non à des éléments factuels comme des certifications, comme à des volumes d’événements. 

Par exemple, sur le cloud Azure, nous gérons chaque jour 6500 milliards d’événements. Un événement, c’est par exemple, le fait que qu'Alfonso Castro s’identifie à un moment donné à son poste de travail à Paris à 8h du matin. Si ce même Alfonso Castro cherche à s’authentifier à 9h30 à New Delhi, là il y a un problème ! Une analyse est lancée, des algorithmes se mettent en action, et c’est un des éléments qui apporte un niveau de sécurité exceptionnel.


La vision des collectivités – Constance Nebbula, Ville d’Angers

Pour une collectivité, ses clients ce sont ses habitants. Ces habitants utilisent les services de la collectivité mais s’intéressent peu aux outils utilisés par cette collectivité.

A Angers, nous ne sommes pas dans une démarche du « tout cloud ». Pour chaque besoin, chaque service, nous regardons si une solution est disponible dans le cloud, mais en fonction de  nos propres critères. Pour une collectivité, passer dans le cloud nécessite un gros effort et surtout un changement de paradigme. Nous devons prendre en compte la maturité de l’offre, sa pérennité et bien sûr la sécurité et le coût. Nous préférons parfois garder la maîtrise même si c’est plus cher et que ça nécessite plus de maintenance. Nous privilégions des solutions qui peuvent se greffer à l’existant avec une mise en œuvre assez simple. Et il est aussi fondamental de prendre en compte la réversibilité. 

Pour l’usager, tant que le service est là, que ça fonctionne pour lui, la question cloud ou pas cloud ne se pose pas. Et aussi moderne et innovante que soit la solution proposée nous devons garder l’accueil physique parce qu’une partie de la population n’a pas accès au numérique.


Un cloud vertueux en terme énergétique et la nécessaire évolution des usages , Servane Augier - Dassault

Dans les 4-5 ans à venir, 85% des data centers d’entreprise auront fermé. Dans le même temps, il y aura 20 fois plus d’objets connectés, dont un tiers de choses qui n’existent pas encore.

On reproche parfois au Cloud d’être énergivore, mais c’est un peu comme comparer la consommation d’une voiture particulière et d’un autobus. La solution cloud est partagée avec un meilleur rendement « unitaire » car réparti sur un plus grand nombre qu’une solution interne avec son hébergement, son stockage et la pollution numérique qui lui reste propre.

Le cloud permet de rationaliser l’utilisation de machines censées être plus remplies que beaucoup de serveurs dans beaucoup d’endroits. Mais l’effet environnemental ne vient pas seulement du cloud qui est par nature assez vertueux. En revanche, on annonce des multiplications par 10 000 du volume de data dans les cinq prochaines années. Plus on va démultiplier les usages et les données et garder 5 000 photos là où avant on en avait 5, plus on consommera. Tout ce qu'on fait individuellement ou en entreprise compte. Même si on peut aujourd’hui stocker tout ce qu’on veut il va falloir changer nos habitudes, faire le ménage dans sa boite mail et ses fichiers si on veut éviter le X10 000.


Conclusion optimiste d’Erik Orsenna

Il y a une efficacité extraordinaire de l'ouverture des données. Les chinois ont réussi en 10 jours à séquencer le génome du Coronavirus et l’Institut Pasteur a pu déterminer en très peu de temps le test le plus simple pour repérer un malade asymptomatique. C’est donc l’ouverture et le partage qui ont accru la confiance alors même que sur les questions médicales cette confiance est souvent inexistante.

Source : christine leroy

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