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CES 2019 : Livin’ une solution ENGIE pour des villes plus intelligentes

Territoires
03/01/2019

Conçu pour répondre aux besoins des gestionnaires d’infrastructures urbaines, Livin’ est un logiciel qui va au-delà de l’agrégation de données pour améliorer l’efficacité des environnements urbains et contribuer à nouer le dialogue avec les citoyens. Le projet sera présenté en janvier 2019 au CES sur le stand ENGIE & Partners.

Eamon Drumm, Business Developer pour Livin’, nous présente le projet.



Livin' existe depuis 1 an. Il s’agit d’une plateforme de gestion des données urbaines qui permet de monitorer, contrôler, visualiser et créer de la valeur à partir des données en provenance d’infrastructures connectées. Elle est destinée à aider les villes vis-à-vis des enjeux complexes que sont la circulation, la qualité de l’air, le stationnement ou encore l’efficacité énergétique.

Livin’ est déployé en France à la Baule, au Brésil (Niteroï), en Italie (Bari). Nous avons prévu de nous déployer dans d’autres villes et de rajouter d’autres fonctionnalités pour traiter les données issues d’autres infrastructures.


Il s’agit essentiellement d’infrastructures liées à la mobilité ?

Pour l’instant à la Baule, la plateforme remonte les données des horodateurs, sur la disponibilité du stationnement, des panneaux à messages variables et d’autres réseaux qui permettent de gérer la circulation et le stationnement en ville de façon globale.

A Niteroï, la plateforme aide à maîtriser la circulation via les feux tricolores et les caméras, à une échelle plus grande que la Baule mais avec des enjeux similaires.

A Bari, nous utilisons des capteurs installés sur des bâtiments publics pour tracer la qualité de l’air. C’est pour nous une première étape avant un déploiement plus complet.


Livin' est une plateforme multifonction que vous pouvez déployer en fonction des besoins de vos clients ?

Oui, mais il est important de noter que nous nous engageons sur des objectifs. Des enjeux comme la circulation sont multi-facteurs et plus nous aurons d’infrastructures connectées mieux nous pourrons maîtriser les différents éléments et atteindre nos objectifs.

La plateforme fonctionne selon deux niveaux: l’hyperviseur et les superviseurs.

  • Les Superviseurs sont les logiciels de gestion qui permettent d’interagir et de contrôler directement les infrastructures, par exemple l‘éclairage public.
  • Le niveau Hyperviseur collecte ensuite des données qu’il utilise de façon globale, pour créer des scénarios qui permettent, dans certaines situation de déclencher certaines actions. Nous allons progressivement intégrer de l’intelligence artificielle pour anticiper les situations et de réagir de manière préventive.


A partir des données que vous récoltez, vous pouvez, par exemple, conseiller les villes sur les extensions de réseaux, ou autres ?

Oui, mais cette partie interviendra dans une deuxième temps,  quand les villes aurons récolté les données sur lesquelles nous baser. C’est sur ce volet que nous avons prévu d’intégrer Siradel dans la plateforme pour visualiser les données et les présenter de façon compréhensible.


Qu’allez montrer au CES ?

Au CES, nous allons montrer le logiciel déployé, sur une base test basée sur des données réelles à la Baule ou à Niteroï.  Nous allons montrer plusieurs cas d’usages au travers d’une tablette interactive, qui va permettre aux personne de rentrer dans le système.

Cela permettra de montrer comment on peut interagir sur les panneaux à messages variables de la Baule, ou comment on peut déclencher différents événements via la plateforme.


Quelles sont vos attentes vis-à-vis de votre présence au CES ?

Même si le public du CES est très international, nous espérons rencontrer un public américain avec l’ambition de nous développer aux Etats Unis. Nous aimerions trouver des partenaires technologiques pour élargir les champs d’actions et les infrastructures connectés à Livin’. Par exemple, nous nous intéressons au mobilier urbain connecté : abribus, bancs… En permettant au public d’accéder au wifi ou de recharger leurs téléphones, ces infrastructures deviennent des sources de données pour les villes et donnent accès à des informations sur la circulation, la fréquentation des différents endroits… en bref, permettent de créer de la valeur de différentes manières.

Le CES sera donc l’occasion pour nous d’identifier des partenaires, mais aussi de contribuer à l’image innovante d’ENGIE en montrant que nous sommes à la pointe sur les plateformes de plus en plus demandées par les villes.


Comment voyez-vous la Ville intelligente en 2030 ?

La ville de l’avenir existe déjà, elle est bâtie à 98%. Aujourd’hui nous sommes en train de rendre transparent les processus, de mieux communiquer avec les citoyens sur ce qui se passe, d’économiser de l’argent et de l’énergie mais aussi de rendre la ville plus viable, plus ludique et plus agréable pour les citoyens.

Je ne prévois pas de transformation radicale ente la ville d’aujourd’hui et celle de demain en termes physiques, mais j’espère que des plateformes comme Livin’ permettront de mieux s’entendre et se concerter sur les changements qui sont en train de changer les visages de nos villes partout dans le monde.


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Source : Christine Leroy