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ENGIE Africa s’engage pour la Smart City en Afrique

Energie décentralisée
22/07/2019

ENGIE est partenaire du Challenge App Afrique lancé par Radio France International pour développer des solutions mobiles ou web innovantes dans le domaine de la ville intelligente.

Invitée par l’émission « 7 milliards de voisins » de RFI, Carole Henry, Directrice de l’Innovation et du Digital de la BU ENGIE Africa, revient sur des sujets qui la passionnent, comme le contexte de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Afrique, ainsi que sur les actions d’ENGIE Africa en faveur d’une énergie verte et accessible à tous. 


Carole, pour vous, l’Afrique est le continent de l’innovation et de l‘entrepreneuriat ? 

Pas seulement pour moi ! Voici quelques chiffres montrant à quel point le continent africain est dynamique : 

  • Parmi les dix pays comptant le plus grand nombre d’entrepreneurs dans le monde, cinq sont situés en Afrique (source : Global Entrepreneurship Monitor).
  • 7 pays africains font partie des populations connaissant la croissance Internet la plus rapide dans le monde. (source : Sommet africain de l’innovation)
  • Les investissements dans les jeunes entreprises technologiques africaines ont connu une croissance exponentielle, à la fois par des investissements dans les entreprises et par la création de lieux dédiés à la création et à l'innovation. Selon le Briter Bridges, en 2018, le montant officiel levé par les Tech Startups en Afrique a atteint 635 millions de dollars US. C'est une énorme progression par rapport à 2017. En outre, le Briter Bridges, en collaboration avec le GSMA Ecosystem Accelerator Programme, a répertorié en 2019 618 centres techniques : 56 en Egypte, 85 au Nigeria, 80 en Afrique du Sud, 48 au Kenya, 15 au Sénégal et bien d’autres dans les autres pays africains.

Ce qui est intéressant à comprendre dans cette dynamique, c’est la notion de « catch-up », qui consiste à  adopter une technologie  en « sautant » une ou plusieurs technologies intermédiaires. 

Après avoir émergé dans les pays développés, les technologies sont adoptées en Afrique en fonction de 2 facteurs : la baisse des coûts et la maturité de la technologie. Les technologies maturent dans les pays « développés », ce qui leur permet d’être adoptées beaucoup plus vite dans les pays en développement. C’est ainsi que l’adoption du smartphone dans les pays dits en développement a été plus rapide que dans les pays dits développés. Selon une étude du cabinet Deloitte, le continent africain comptera 660 millions d’habitants équipés d’un « téléphone intelligent » en 2020, soit deux fois plus qu’en 2016.


Innovation, éducation, mobile money : des moteurs du développement africain

Depuis quelque temps, l’investissement dans les startups techniques africaines est en croissance exponentielle, soit par le biais d’investissements dans les entreprises, soit via la création de lieux privilégiés de création et d’innovation, comme l’incubateur MEST au Ghana ou le Jokkolabs qui est présent dans 9 pays et a créé 12 hubs

De grandes universités sont en train d’émerger, telles que l’African Leadership University, fondée en 2013 et basée au Rwanda et à l’Ile Maurice. Ce sont des universités de l’excellence avec une sélection très rigoureuse, dont les diplômés n’auront rien à envier à ceux des plus prestigieuses universités européennes ou américaines.

Dans le secteur financier, des innovations ont déjà changé la donne, comme le mobile money ou le Pay as You GoLa blockchain pourrait être un nouveau levier en améliorant la transparence et la fiabilité des actes civils tels que le registre civil pour une meilleur identification des citoyens, le registre cadastral pour une meilleur cartographie des actes de propriété ou le registre des entreprises pour obtenir des informations fiables et à jour. Ces quelques cas d’usage, s’ils sont mis en œuvre avec le soutien des états,  pourraient considérablement améliorer la confiance des investisseurs. Pour la communauté des affaires, la technologie de la blockchain représente une nouvelle opportunité d’améliorer les processus, leur efficacité et particulièrement leur fiabilité.


ENGIE Africa, l’énergie 3D

ENGIE maîtrise et peut agir sur toute la chaîne de valeur de l’énergie : de l’énergie centralisée à l’énergie décentralisée en passant par les services énergétiques, avec une forte valeur ajoutée en termes d’innovation. 

Au-delà d’être l’un des leader de la fourniture d’électricité en Afrique, nos solutions sont pour la plupart dotées de technologies « pay-as-you-go ». Cette technologie est cruciale en Afrique car elle permet à nos clients de gérer leur budget en adaptant leurs paiements à leur revenu ce qui améliore mécaniquement notre taux de recouvrement des factures. Nous avons aussi intégré dans nos systèmes de la « business intelligence ». Nous collectons de l’information qui nous permet de valoriser notre expérience client. Par exemple nous pouvons ainsi évaluer les futurs besoins d’un nouveau village et dimensionner les conceptions de mini réseaux au plus près de ces besoins. La valorisation des informations permet aussi de  contribuer à établir un indice de solvabilité de nos clients, pour, par exemple, maintenir la fourniture d’électricité même en cas d’incident de paiement ponctuel. 

Au travers des entreprises  ENGIE Fenix et ENGIE Power Corner, nous procurons de l’énergie 3D (digitale, décentralisée et décarbonée) à 2.5 millions de personnes dans 7 pays d’Afrique (Ouganda, Zambie, Cote d’Ivoire, Nigeria, Benin, Mozambique et Tanzanie).

Nous proposons des solutions d’énergie verte, comme des panneaux solaires couplés à du stockage d’énergie et nous fournissons ces services à des populations rurales, avec une forte empreinte sociale. Quand des populations rurales privées d’électricité y accèdent, cela permet d’améliorer la vie quotidienne, aux enfants d’avoir de la lumière pour étudier, aux agricultures de moudre le blé ou le mil, de créer des petits business: échoppes, barbier, et cet ensemble de choses contribue fortement à permettre aux communautés rurales de créer du revenu.

ENGIE Fenix installe des panneaux solaires sur des maisons individuelles, via la technologie du Solar Home System et ENGIE Power Corner à l’échelle d’une communauté ou d’un village grâce à une technologie de mini-réseaux.  Ces mini-réseaux peuvent aussi être installés en zone urbaine ou semi-urbaines. Le réseau national d’électricité, y compris dans des zones urbaines, pour raison de coûts, souvent n’arrive pas jusqu’à certaines maisons ou certains quartiers, d’autant que la croissance démographique dans ces zones urbaines est exponentielle.  Selon la Brooking Institution, (un think tank américain) les villes africaines ont un taux d’urbanisation de 3,65 % par an, ce qui représente près de 350 millions nouveaux citadins d’ici 2030.  À l’horizon 2063, plus d’un milliard de personnes devraient vivre en ville en Afrique, avec en corollaire des besoins d’accès massifs à l’énergie et à l’eau, aux soins de santé, à l’éducation. 

En parallèle le trafic automobile continuera de s’intensifier, surtout dans les grandes concentrations urbaines.  Sur la question de la mobilité, ENGIE mène avec succès des projets de mobilité verte notamment avec des solutions électriques et gaz telles que le déploiement de plus de 30 points de charge au Maroc, la mise en place de Bus roulant au Gaz Naturel Comprimé en Côte d’Ivoire, le « Petit Train de Banlieue » de Dakar mis en place par Ineo ou le déploiement d’un tramway à Casablanca, qui améliorent le quotidien des habitants de ces mégapoles.

A l’échelle individuelle, nous avons lancé des tests sur des motos électriques et d’ici fin 2019 ou début 2020, nous pourrons produire les résultats de ces tests. 


Le Challenge RFI, smart city et digital

Le concours « RFI Challenge App Afrique » vise cette année à favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans le domaine du développement urbain et des villes intelligentes en Afrique francophone via la création d’une application autour de la smart city

Le challenge est ouvert à tous les Africains et jeunes entreprises du continent africain, et cette édition récompensera les innovations numériques (sites Internet, applications, services SMS…) permettant d’améliorer les services urbains et la qualité de vie des citoyens.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août 2019 sur le site Internet dédié : appafrique.rfi.fr

Source : Christine Leroy


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