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Les cuves de méthanisation : un nouveau champ d'innovation

Energie décentralisée
03/02/2015

1500 méthaniseurs d’ici 2020 répartis dans les territoires ruraux, tel est l’objectif des pouvoirs publics, notamment à travers le plan "Energie Méthanisation Autonomie Azote". Les projets d’unité de méthanisation se multiplient en France. Plus de 400 recensés fin 2014. GDF SUEZ lance un appel à projets innovants dans le domaine du biogaz, appelé « l’énergie verte ». Xavier Passemard, Directeur de l’activité méthanisation chez GDF SUEZ, était l’invité le 28 janvier de la 2e Matinale de l’Innovation au Village à Paris.

En quoi la méthanisation est-elle une technologie d’avenir ?

Xavier Passemard : La méthanisation est une technologie basée sur un processus naturel. Elle repose sur la dégradation de la matière organique par des micro-organismes en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène. Cela produit du biogaz, composé principalement d’un gaz à fort potentiel énergétique : le méthane. Le traitement et l’épuration du biogaz conduisent à la production du biométhane susceptible d’être injecté dans les réseaux de distribution ou de transport.

Quelles sont les conditions idéales pour créer une unité de méthanisation ?

Xavier Passemard : L’unité de méthanisation de Mortagne-sur-Sèvre en Vendée inaugurée en juin 2014 par Gérard Mestrallet en présence de Damien Roy, Président d’Agribiométhane, constitue un bon exemple de projet réussi. Il s’agit d’un groupement de 10 agriculteurs, porté par un chef de projet, venant de 4 exploitations qui permet de traiter 21 000 tonnes de substrats issus, à plus de 70%, d’effluents d’élevage, ainsi que 6 000 tonnes de déchets organiques provenant de l’industrie alimentaire. La production devrait atteindre 1 million de m3 de biogaz brut par an et couvrir en chauffage 500 foyers. Le digestat sert, quant à lui, de fertilisant organique et vient remplacer les engrais chimiques.

Pourquoi lancer un appel à projets sur le biogaz ?

Xavier Passemard : Nous cherchons à favoriser le développement de capteurs innovants qui permettrait de mieux mesurer ce qui se passe à l’intérieur des cuves de méthanisation. Acidité, alcalinité, matières sèches, consommation d’acides gras volatiles… On est dans un milieu complexe, corrosif, sur lequel on ne peut pas intervenir simplement.

Source : Axelle de Guelz