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C3 Consensus Europe crée de la valeur autour de projets d’énergie renouvelable

Energie décentralisée
08/02/2019

Dévoilé le 23 janvier 2019 lors de la 20ème édition des Assises Européennes de la Transition Energétique tenue à Dunkerque, le lauréat du dernier appel à projets lancé par ENGIE Green est le Cabinet « C3 Consensus Europe »

L’appel à projets portait sur des solutions permettant de faciliter les concertations citoyennes lors de la mise en place de projets d’énergie renouvelable.

Nous avons demandé à Thomas Petit (Chef de Projet en Energies Marines Renouvelables) d’ENGIE Green, commanditaire de l’appel à projets, Raphaël Genin (Responsable Innovation de la BU France Renouvelables) et Thierry Conraud, fondateur de C3 Consensus Europe de nous en parler.


Thomas, pourquoi lancer cet appel à projets ? 

On constate depuis plusieurs années une volonté de plus en plus importante des citoyens et des corps intermédiaires d’être impliqués dans les projets d’aménagement du territoire et d’avoir accès à une information la plus transparente possible. . Comme l’actualité nous le rappelle, ce sont des sujets récurrents et nous avons trouvé intéressante l’idée de recueillir des solutions qui puissent nous assister. Nous souhaitions aller plus loin que les méthodes et les outils que nous employons actuellement.

Le format de l’appel à projets est plus ouvert que celui d’un classique appel d’offres et permet de toucher des prestataires dont nous ignorons l’existence. C’est aussi une façon d’insuffler de l’innovation dans le projet, ce qui répond aux attentes du territoire. Le projet éolien en mer de Dunkerque, pour lequel ENGIE Green se porte candidat à travers le consortium Dunkerque Eoliennes en Mer, nous a semblé une parfaite opportunité pour lancer cette démarche. Plus largement, la solution pourra être expérimentée pour l’ensemble des projets portés par ENGIE Green. 

Pour nous, l’idée n’est pas simplement de répondre à une exigence réglementaire de concertation ou que le projet ait le moins d’impact possible. Il s’agit d’aller plus loin et d’ouvrir le débat sur les opportunités de création de valeur autour de projets comme celui du parc éolien, de regarder en quoi le développement de ce parc, dans une optique de territoire, peut créer des valeurs alternatives et transformer ce projet en opportunité. 

Notre métier, c’est d’installer des parcs éoliens ou solaires, mais nous voulons le faire en écoutant comment le territoire veut vivre ce projet, comment on peut le faire évoluer pour répondre à ses besoins. 


Lancé en septembre 2018, l’appel à projets a suscité un vif intérêt, avec plus de 40 réponses !

Oui, le nombre de réponses a été une bonne surprise avec des réponses de grande qualité, puisque il n’a pas été si facile de départager le top ten. 

Parmi les réponses, beaucoup de plateformes, plus ou moins complètes, mais aussi des réponses à des besoins plus ponctuels, comme des systèmes de vote ou des outils de collecte d’informations. Nous avons aussi eu des réponses qui proposaient d’utiliser la réalité virtuelle / augmentée pour permettre aux habitants de mieux se projeter dans les projets au sein de leur territoire.

Cet appel à projets a vraiment mobilisé l’univers des Civic Tech, univers  qui émerge en réponse à la volonté des collectivités territoriales de faire appel à des solutions portées par les citoyens, et beaucoup de réponses ont été adaptées au monde de l’énergie et des énergies renouvelables. 

Nous avons invité dans le jury des personnes extérieures à ENGIE, pour prendre en compte des points de vue différents, multiplier les regards et ouvrir le débat. Nous avions ainsi autour de la table des représentants de la communauté urbaine de Dunkerque, d’une association locale de promotion des énergies renouvelables et d’un cabinet de concertation.



Thierry, comment avez-vous eu connaissance de cet appel à projets, et qu’est-ce qui vous a incité à y répondre ? 

Un faisceau de personnes m’ont appelé pour me signaler l’appel à projets, dont des anciens clients et des partenaires.

Nous travaillons depuis longtemps sur des plateformes digitales d’intelligence collective. J’ai décidé de répondre, quitte à challenger le besoin, en mettant en avant nos retours d’expérience depuis 15 ans autour de l’accompagnement de projets industriels sur le territoire (dont l’éolien et les énergies renouvelables en général) dans leur volet sociétal. 

Le mot consensus a été vidé de son sens, on l’utilise rarement, au profit de mots comme « acceptabilité sociale ».  Pour nous, consensus signifie le fait de travailler, tous ensemble, à créer des projets qui font sens, au bénéfice du territoire et de toutes ses parties prenantes. Mon entreprise s’appelle C3 Consensus, le consensus est mon métier, et j’ai senti que l’optique de cet appel à projets était de construire, avec ENGIE Green dans une relation de partenariat, une approche basée sur le dialogue avec l’ambition de faire partager à la communauté des bénéfices qui vont bien au-delà de la production d’énergie verte


Pouvez-vous nous présenter C3 Consensus Europe en quelques mots ?

C3 Consensus Europe est un cabinet « pure player » du dialogue parties prenantes en intelligence collective. Je l’ai créé en 2005 sur le continent américain, et il compte aujourd’hui une cinquantaine de collaborateurs, répartis en Amérique, France et Afrique. Notre métier est d’accompagner toutes les organisations qui veulent changer ou mener à bien un projet, en s’appuyant sur l’intelligence de toutes leurs parties prenantes, qu’elles soient internes et/ou externes.

Nous croyons que le dialogue parties prenantes, bien mené, est un puissant outil de pilotage des projets et des entreprises, qui leur permet d’innover, de gagner en résilience, de mieux anticiper et gérer les risques et de mieux communiquer. Et que ce dialogue peut fortement contribuer à ce que l’on appelle leur « performance globale »

C3 accompagne ses clients de tous secteurs sur leur besoin de mobiliser, engager et dialoguer avec toutes leurs parties prenantes, pour co-construire des solutions de haute adhésion et de création de valeur : analyse de leur écosystème, cartographie des parties prenantes et enjeux, innovation, co-construction de plans d’action, déploiement et mesure de la performance. Ses champs d’expertise se situent principalement autour de la Responsabilité Sociale des Entreprises, l’acceptabilité sociale et l’ancrage territorial de projets sensibles.


Thomas, Raphaël, qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de C3 Consensus ? 

Ce qui a permis à C3 de se détacher, en plus d’une très bonne base d’outils de collecte et de débat, c’est leur module de détection de signaux faibles. C’est un point très important dans le cadre d’une concertation, d’une collecte d’informations auprès d’une population. Par définition, On n’a pas besoin d’un outil très compliqué pour entendre les mécontents ou les enthousiastes, ils se font naturellement entendre. Par contre, pouvoir détecter en amont des signaux faibles qui sont potentiellement des signes de problèmes qu’on va rencontrer demain, ou au contraire des opportunités ou des innovations,  est un vrai plus, différenciant chez C3 Concensus Europe.

Nous avons aussi apprécié le caractère innovant de l’outil ainsi que la volonté de recherche et d’amélioration continue de C3. Autre point positif : l’acculturation au monde de l’énergie et le parti pris de mettre en avant toutes les opportunités d’un projet industriel pour et avec le territoire. 

Enfin, nous avons apprécié la volonté de réfléchir à la manière dont nous pouvons nouer un partenariat durable au-delà de l’opération Dunkerque, ainsi que la cohérence de l’offre et le dynamisme et l’enthousiasme de la présentation.


Et maintenant ? Quels sont les next steps ?  

Pour l’instant nous sommes en préparation du dossier de réponse à l’appel d’offres du parc éolien offshore de Dunkerque. Si nous sommes lauréats, nous disposerons d’un premier terrain d’utilisation sur le projet Dunkerque Eoliennes en Mer.

Au-delà de ce projet, nous avons la volonté de regarder quelles sont les opportunités qui peuvent s’ouvrir en termes de partenariat avec C3 sur d’autres projets d’énergies renouvelables, notamment sur la méthanisation et l’éolien terrestre..


Ecoutez Thierry Conrand de C3 Consensus Europe :