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SunBOT : Des nano-tournesols artificiels pour récolter l'énergie solaire ?

Energie décentralisée
22/11/2019

Repérer les sources de lumières et adapter son comportement pour en bénéficier de manière optimale : on retrouve cette faculté, appelée « phototropisme », chez de nombreux organismes vivants. La manière dont les tournesols se tournent pour faire face au soleil en constitue un des exemples les plus flagrants. Le monde de l’ingénierie essaie depuis longtemps de répliquer ce phénomène naturel à travers divers matériaux intelligents capables de répondre à des stimuli externes, comme la lumière du soleil. Mais le véritable défi reste de mettre au point un système à même de détecter « intuitivement » le stimulus pour s’orienter de lui-même dans la bonne direction.


Xiaoshi Qian, chercheur à l’Université de Californie à Los Angeles, a développé un tel système phototropique artificiel, à base de nano-polymères. Cette percée technologique, dont la revue Nature Nanotechnology a récemment fait l’écho, a été baptisée SunBOT (pour « Sunflower-like Biomimetic Omnidirectional Tracker »). Imitant le comportement du tournesol, elle pourrait révolutionner le rendement de la capture de l’énergie solaire. 

5 choses à retenir sur le SunBOT : 

1. Chaque tige mesure environ un millimètre de diamètre et est recouverte de nanoparticules. Elle est également dotée d’une « fleur » faite d’un matériau collectant l’énergie solaire.

2. Ce nouveau polymère est aussi adapté à l’héliothermodynamique ; en captant les rayons en diagonale, il permet d’augmenter jusqu’à 400% la capacité de récolte d’énergie solaire.

3. Ce système peut détecter et suivre la lumière incidente de façon totalement autonome, sans intervention humaine ni énergie supplémentaire.

4. Les SunBOTS s’inclinent selon un principe de déformation asymétrique en direction des zones illuminées, chaudes, et des zones d’ombre, plus froides… comme le tournesol !

5. Le principe des SunBOTS est universel et peut s’étendre à d’autres matériaux sensibles ainsi qu’à une grande variété de stimuli — pas seulement à la lumière. Tout comme dans la nature, les cellules et bactéries peuvent migrer vers des gradients chimiques, un phénomène qui pourrait s’avérer utile aux secteurs de la production 


Source : Smithsonian Magazine


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