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tiko met l’effacement à la portée des particuliers

Energie décentralisée
08/10/2019

tiko Energy Solutions est une startup suisse née avec l’ambition forte d’agir sur la transition énergétique en permettant d’accroître la part d’énergies renouvelables dans notre approvisionnement en électricité.

Membres de la grande famille ENGIE depuis quelques mois, tiko sera présent sur le stand ENGIE & Partners au Web Summit à Lisbonne en novembre 2019.

Pour en savoir plus, laissons la parole à Myriam Bruet (Head of Marketing)


tiko, c’est l’alliance d’une centrale électrique virtuelle et d’un système intelligent de pilotage de la consommation d’énergie. L’intermittence liée aux énergies renouvelables entraîne des fluctuations sur les réseaux et des solutions comme tiko qui permettent de le stabiliser sont la condition nécessaire pour pouvoir augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. On connait ces systèmes de gestion de la demande, ou effacement, pour des grosses entreprises, mais la grande originalité de tiko, c’est de s’adresser aux ménages et de s’adapter à leur équipement existant  pour utiliser leur flexibilité et délivrer de l’énergie de réglage au réseau. 

C’est le credo de tiko : « Utilisons la technologie pour parvenir à consommation d’énergie plus responsable, utiliser plus d’énergie renouvelable, et in fine sauver notre planète. »


Comment fonctionne la solution tiko ?

Nous connectons les équipements électriques des nos clients résidentiels (chauffe-eau, pompes à chaleur, panneaux solaires, batteries, convecteurs…) pour créer des réseaux de stockage capables de réagir intelligemment aux fluctuations de la production et de la consommation.

Pour utiliser cette flexibilité nous décalons très légèrement les cycles des appareils de chauffage pour adapter la consommation à la production. Ce décalage est géré de façon très fine, grâce à nos algorithmes et à l’intelligence artificielle de nos systèmes. Comme nous avons beaucoup de ménages connectés, même un petit décalage permet d’avoir un impact important sur la consommation.

Nous utilisons l’inertie thermique de la pompe à chaleur, la capacité de stockage de la batterie, et la réactivité des convecteurs. Par exemple, on peut suspendre le fonctionnement d’un convecteur électrique pendant 30 mn puis le rallumer sans impact sur le confort.

Nous installons sur chaque appareil des boîtiers de contrôle qui communiquent via le courant porteur de ligne de la maison avec une gateway connectée à une box internet. L’installation est très rapide (2 h) et très light puisqu’aucun appareil n’a besoin d’être remplacé. 


Quel est le bénéfice pour le consommateur final ?

D’une part sa consommation globale va diminuer. Par exemple, nous proposons à nos clients équipés de pompes à chaleur un mode éco qui leur permet d’économiser jusqu’à 60% d’énergie quand ils sont en vacances, sans avoir besoin de toucher leur pompe. 

Nos clients équipés de chauffages électriques type convecteurs disposent d’une solution qui leur permet de piloter et programmer la température pièce par pièce et heure par heure en fonction de leurs habitudes de vie. Le système pilote tous les radiateurs connectés pour chauffer au plus juste tout en garantissant le confort et économiser de l’énergie.

 Nos clients ont aussi la satisfaction morale d’agir pour la transition énergétique. C’est quelque chose qui nous tient à cœur, car nous sommes persuadés que sauver notre planète passera par le fait que tout le monde consomme mieux. Et pour mieux consommer, il faut comprendre comment on consomme. 

Nous  restituons à nos clients la connaissance que nous avons de leur système via une application d’Energy Management System qui leur permet de mieux contrôler et piloter leur consommation. Disposer de cet outil permet à nos clients de se rendre compte de façon très concrète de l’incidence de leur comportement sur leur consommation d’énergie. 


C’est donc un système qui s’adresse aux particuliers ou aux petites entreprises reliés au réseau ? 

Oui, en grande majorité nous nous adressons à des gens reliés au réseau. Nous avons construit des mini réseaux par exemple pour des stations de sports d’hiver qui doivent gérer de très gros pics de consommation quand ils mettent en marche leurs canons à neige. Mais ces micro grids restent marginaux, notre marché principal c’est de travailler avec des partenaires, que ce soit des fournisseurs de matériel, comme des pompes à chaleur, ou sonnen, notre partenaire en Allemagne qui fabrique des batteries résidentielles, ou des fournisseurs d’énergie. Avec sonnen nous avons bâti une centrale électrique virtuelle qui délivre de l’énergie de réglage au grid allemand depuis l’année dernière.

En France, avec ENGIE nous avons un pilote en cours pour raccorder des clients résidentiels équipés de pompes à chaleur ou de chauffages électriques directs, type convecteurs. En Suisse, nous opérons sous notre propre marque, tiko, et nous équipons environ 8 000 foyers. Pour les autres marchés, nous opérons en marque blanche. 

Aujourd’hui, nous contrôlons plus de 100 Mwatts, ce qui nous permet de nous comparer à une petite centrale électrique ! En utilisant la flexibilité des ménages et leurs appareils existants, sans impact sur leur confort, et pour un coût relativement marginal, nous contribuons activement à la stabilité des réseaux. 


Entre tiko et ENGIE, c’est une love story ?

tiko a été créé en 2012, à la suite de Fukushima, par Swisscom, avec la volonté d’utiliser leur connaissance des algorithmes, de l’intelligence artificielle, du machine to machine pour bâtir une solution qui utilise des chauffages résidentiels pour donner de la flexibilité, éviter les surcharges de réseau, et sortir progressivement des énergies fossiles.

ENGIE a pris le contrôle de tiko via une augmentation de capital en mars 2019

On peut vraiment parler de love story : ENGIE est notre actionnaire majoritaire mais était déjà notre client avant son entrée au capital. Nous sommes donc à la fois fournisseurs et entreprise du Groupe, une relation forte, qui reste pragmatique puisque c’est aussi une relation business.

Sentir derrière nous toute la force d’ENGIE est un formidable facteur de croissance. Participer ensemble aux Digital Days, au Web Summit, à l’ENGIE Innovation Week nous offre une vitrine et nous permet de rentrer en contact avec les différentes BUs dans différents pays. Nous commençons à travailler avec ENGIE en Belgique, Simply en Australie, nous allons ouvrir des bureaux à Milan, et nous étudions avec ENGIE Italie comment ils peuvent nous soutenir. C’est une expérience vraiment enthousiasmante.


Quelle belle transition vers le Web Summit auquel vous paticiperez du 4 au 7 novembre prochain ! Quelles sont vos attentes et qu’allez-vous y montrer ?

Notre solution est à la fois un Energy Management System et un VPP (Virtual Power Plant, une centrale virtuelle), nous allons montrer ce que nous faisons pour attirer des développeurs. 

Notre objectif pour le Web Summit, est bien sûr de nous faire connaître, mais avant tout de recruter des talents, des développeurs, essentiellement sur du software : Frontend, ERP, Firmware, Haskell, DevOps, et qualité : Test engineers... Nous pensons que le Web Summit est le lieu idéal pour présenter ce que nous faisons et attirer de nouveaux talents.


Qu’est ce qui vous fait vous lever le matin ?

Que ce soit les co-fondateurs ou chacun des employés, ce qui nous anime très fortement, c’est l’impression de faire quelque chose de bien, la conviction que changer notre façon de consommer peut aider à sauver notre planète. Mieux consommer, consommer de l’énergie plus verte, ce n’est possible qu’avec un système comme tiko qui donne de la flexibilité et qui permet aux clients de prendre le contrôle sur leur consommation. 

Notre claim est à la fois « Digitalizing Energy » - ce que nous faisons et « Together we’re stronger »- la manière dont nous souhaitons le faire. Ce qui veut dire qu’en connectant des milliers de foyers résidentiels, en leur donnant la possibilité de changer les choses, nous pouvons avoir un gros impact sur la consommation en général, et ainsi sur le type d’énergie produite.


Source : Christine Leroy