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eLichens, le marqueur digital de la pollution de l’air sera au CES 2018 avec ENGIE

Territoires
14/12/2017

Les lichens sont des organismes végétaux qui réagissent à la qualité de l’air. Ils sont des indicateurs de la pollution atmosphérique. C’est par analogie avec ces végétaux qu’eLichens, une startup qui se définit comme « le marqueur digital de la qualité de l’air » a choisi ce nom. eLichens sera au CES 2018 sur le stand ENGIE & Partners en janvier 2018, et Marc Attia, son CMO nous parle de son entreprise.

Q- Bonjour Marc, pouvez-vous nous présenter eLichens ?

MA- eLichens est une startup créée en 2014 qui a pour vocation d’offrir une information pertinente et exhaustive sur la qualité de l’air que nous respirons. eLichens a développé une plateforme qui permet de calculer et surtout de prévoir la qualité de l’air à un niveau de précision jusqu’ici inégalé.
Pour obtenir ces prévisions, eLichens intègre des capteurs développés en interne, des stations connectées, et un ensemble de logiciels qui vont coupler l’information issue des stations connectées et des modèles de dispersion des polluants.
S’appuyant sur des modèles experts de dispersion des gaz et assistée par des données collectées par le réseau de stations déployées, nous sommes les seuls à proposer une solution intégrée, qui va du capteur à la solution logicielle, avec une volonté d’optimisation des coûts et des possibilités de déploiement rapides.
 
Q- Vous analysez l’air intérieur ou l’air extérieur ?

MA- Nous avons une double approche intérieure et extérieure.
La problématique de l’air intérieur est spécifique, car si on constate une pollution de l’air intérieur se pose la question des solutions.  Nous proposons des scénarios en fonction de la qualité de l’air extérieur. Si la qualité de l’air extérieur est bonne, il suffit d’aérer. Par contre si la qualité de l’air extérieur est mauvaise, il faut recycler l’air intérieur et cela a un coût.
L’approche outdoor est plutôt de donner l’information aux collectivités, aux industriels, aux citoyens pour une prise de conscience de l’importance de ce problème. Nous savons que même si des actions commencent à être initiées, il faudra plusieurs années pour en mesurer l’impact.
Il y a aujourd’hui un vrai besoin des citoyens de comprendre comment vivre dans un environnement que la pollution rend de plus en plus hostile.

Nous travaillons en B2B, dans le marché de l’industrie et de la  sécurité. Nous sommes en relation avec des industriels auxquels nous fournissons nos capteurs et nos stations connectées pour qu’ils les intègrent dans leurs produits.

Nous sommes aussi présents sur les marchés de la smart home, de l’automobile et de la smart city. A titre d’exemple, nous proposons des solutions aux fabricants de compteurs pour détecter les fuites de gaz pour offrir des solutions optimisées et intelligentes de gestion des réseaux de gaz..
Dans le domaine de la smart city, nous travaillons avec des sociétés comme ENGIE qui proposent des infrastructures urbaines aux villes et collectivités.
 
Q- Qu’allez-vous exposer au CES ?

MA- Nous allons montrer une solution complète de monitoring de la qualité de l’air à Paris et à Las Vegas. Nous avons des stations connectées dans Paris, et nous avons en projet d’installer une station connectée à Las Vegas. Nous voulons montrer la qualité de l’air en temps réel dans ces deux villes.
Nous pourrons mettre en évidence les concentrations de différents gaz, des scénarios montrant les répercussions de l’arrêt de la circulation à différents endroits. Nous pourrons aussi afficher des prévisions de qualité de l’air.

Avec des applications mises à disposition sur des écrans tactiles, les visiteurs pourront calculer l’itinéraire le moins pollué entre eux points, visualiser l’incidence de leurs déplacements sur la qualité de l’air, visualiser l’impact de la qualité de l’air sur les citoyens :  par exemple l’impact de l’ozone sur des personnes asthmatiques.   

Q- Parlez-moi de votre histoire avec ENGIE

MA- Nous avons une preuve de concept appliquée à Paris en cours de déploiement. Aujourd’hui nous avons de nombreux projets en cours avec ENGIE partout dans le monde pour développer des solutions de monitoring la qualité de l’air. 

Q- Qu’attendez-vous de votre participation au CES ?

MA- Le CES permet de prendre la mesure de tout ce qui va être lancé au cours de l’année suivante. Chaque année, nous pouvons y déceler de nouveaux projets, de nouveaux concepts. C’est d’ailleurs au CES il y a 2 ans que nous avons rencontré ENGIE pour la 1ère fois.
Cette année, nous espérons trouver de nouveaux partenaires pour déployer nos solutions aux Etats Unis et en Asie. 

Q- Quelle est pour vous l’innovation qui a le plus contribué à changer la vie ?

MA- Pour moi c’est la dématérialisation et l’instantanéité que permettent les nouveaux appareils qui nous connectent les uns ou autres. Un téléphone portable aujourd’hui remplace un appareil photo, remplace un GPS, remplace les courriers… Cette révolution des usages révolutionne la vie de tous les jours.

Q- Que voudriez-vous ajouter ?

MA- J’aimerais parler de la relation entre un grand Groupe comme ENGIE et une startup comme eLichens.
Cette collaboration peut être parfois compliquée à cause de l’opposition de deux cultures radicalement opposées entre une multinationale comme ENGIE avec d’un côté des processus très longs versus des processus bien plus courts pour une startup comme eLichens.

Pour nous, collaborer avec des groupes comme ENGIE est un moyen d’accélérer nos développements techniques et commerciaux. C’est donc fondamental pour nous de travailler avec un groupe comme ENGIE, et nous sommes heureux d’être présents sur son stand au CES 2018.


En savoir plus sur eLichens

Source : Thomas BARDY