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Autres innovations 18/02/2021

La science a besoin de femmes !

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes le 8 mars, nous publions une série de portraits consacrés à des femmes qui travaillent dans un univers Tech chez ENGIE. 

C’est au quotidien que nous devons démontrer qu’il n’existe aucune différence entre les hommes et les femmes.

Nous ne devons pas uniquement nous reposer sur la technologie pour amorcer et réussir cette évolution

Ngoc Han Huynh Thi - CO2 as a Resource Lab Manager chez Laborelec

Notre seconde héroïne de la série de portrait de "femmes de la Tech " est Ngoc Han Huynh Thi, CO2 as a Resource Lab Manager chez Laborelec. 

Bonjour Han, parlez-nous de votre parcours professionnel

Han - J’ai une formation d’Ingénieur civil chimiste et c’est au cours de mes études que j’ai fait la connaissance de Laborelec, mon employeur depuis la fin de mes études.
J’ai intégré l’équipe Chimie de l’Eau et j’ai ainsi pu travailler sur des sujets de dessalement, en marge de ce que faisait Laborelec à l’époque. J’ai procédé à de nombreuses expertises opérationnelles de support sur site, de démarrage en centrales et de conception d’installations autour de sujets de chimie de l’eau. J’ai également eu l’occasion de toucher à la Recherche, à travers la gestion de grands projets européens comme Matching, un projet tourné vers la réduction de la consommation d’eau dans le secteur énergétique. 
J’ai ensuite été impliquée dans des sujets relatifs à la capture et au stockage du CO2, appliqué aux assets thermiques du Groupe. Dans ce cadre, j’ai pu participer à différents projets R&D, au projet pilote Hitachi et au projet démonstrateur ROAD. Depuis 2018, j’ai repris la coordination du « CO2 as a ressource Lab » au sein d’ENGIE Research. 

J’ai endossé des rôles très différents, entre l’expertise, la recherche, la gestion ou la coordination de projets, et ce sur des sujets très variés. J’ai beaucoup apprécié cette diversité, la capacité qui m’a été donnée de pouvoir toucher à tout de cette manière dans mon parcours professionnel depuis dix ans.

C’est donc le secteur de l’Energie qui vous a choisie !

Han -  Oui. Lors de mes études d’ingénieur chimiste, nous avions de nombreux professeurs invités provenant du monde industriel. C’est la rencontre avec l’un d’entre eux, alors responsable du Département Procédés Durables chez Laborelec qui m’a permis de découvrir la multidisciplinarité qui existe autour de la production d’électricité. Je m’y suis retrouvée.

Pour vous, dans ce secteur, être une femme constitue plutôt un atout ou un handicap ?

Han- Initialement, être une femme constitue un certain handicap dans le sens où j’ai eu le sentiment de devoir démontrer deux fois plus mes capacités qu’un confrère masculin. J’ai aussi l’air plus jeune que mon âge et la question de mon expertise a bel et bien été soulevée. 
Mon rôle sur site était de procéder à des audits et d’émettre des recommandations sur la manière d’améliorer les procédés à des interlocuteurs principalement masculins. Les premiers jours, j’ai été placée en situation de devoir démontrer mes capacités. Néanmoins, une fois cette étape passée, j’ai observé qu’une réelle écoute se mettait en place et que les actions conseillées étaient prises en considération par les équipes Projet.
Concernant mon travail de coordination de projets, cela s’est manifesté de manière plus diluée. Au début, il est toujours nécessaire de démontrer sa compétence, bien plus qu’un équivalent masculin ne doit le faire. Une fois la confiance des collaborateurs acquise, être une femme devient presque un atout.

Comment voyez-vous le futur de l’Energie dans le monde de demain ?

Han - Les deux sont liés. Quels que soient les secteurs, les enjeux sont particulièrement  importants et complexes – en matière de CO2 ou d’empreinte environnementale au sens large, en matière d’eau... Ils vont demander la mise en place de solutions technologiques, comportementales, ou même d’autres natures, complexes et interconnectées.
Je pense que nous nous dirigeons vers un système de plus en plus collaboratif si nous voulons relever ces challenges. Pour moi les distinctions entre les secteurs, les centres ou les expertises vont s’effacer. Tout devra être interconnecté pour réussir.

Pour vous, les femmes ont-elles un rôle spécifique à jouer dans la course à la neutralité carbone ?

Han - Je le pense en effet. On pense souvent que la technologie est au cœur du système. Mais pour moi l’aspect comportemental est aussi important pour atteindre la neutralité carbone ou réussir les grands enjeux de demain. Or, au quotidien, les femmes font preuve d’un plus grand leadership en matière de changement comportemental.
En marge de nos activités professionnelles, nous avons lancé avec Hélène Grandjean une start-up, Now Citizens  pour aider les citoyens à modifier leurs comportements liés au zéro déchet, à la neutralité carbone ou encore au développement durable. Nous avons pu constater qu’au quotidien les femmes accordent davantage d’intérêt à ces sujets et mènent plus d’actions dans ces domaines. Elles parviennent également à mobiliser leur entourage et à l’intégrer à leur dynamique. C’est particulièrement criant sur les sujets relatifs au zéro déchet.
Je pense que l’enjeu en matière de changement comportemental est important. Nous ne devons pas uniquement nous reposer sur la technologie pour amorcer et réussir cette évolution. Elle constituera certes un élément important, mais il est aussi essentiel que tout un chacun y mette du sien.

Pouvez-vous nous parler d’un projet dont vous êtes particulièrement fière ?

Han - Je n’ai pas de projet particulier à l’esprit. En revanche, ce qui m’a rendu très fière, c’est d’avoir su me saisir de sujets, parfois en marge, et de les avoir fait progresser et grandir eu sein du Groupe. C’est le cas par exemple du projet Dessalement au sein de Laborelec. Il démarrait et il a ensuite pris une réelle ampleur et j’ai ainsi pu décrocher, avec d’autres collaborateurs, un Trophée Innovation.
Le même phénomène s’est répété avec le sujet sur la capture et la valorisation de CO2 où j’ai pu contribuer avec d’autres collaborateurs au sein du groupe à faire croître le sujet et de le positionner comme une option nécessaire dans la transition énergétique. 

Avez-vous un message à adresser aux femmes ?

Han –  Je pense que le domaine de la Science, tout comme d’autres, a réellement besoin de femmes. Le service de mon ancien chef affichait une assez bonne représentation des femmes. Il les a beaucoup portées, notamment sur des fonctions de management. Il aimait bien affirmer que pour manager un monde d’hommes, une femme était plus à même de parvenir aux objectifs et de développer une vision à long terme. Les femmes devraient prendre davantage confiance en elles, choisir des filières scientifiques ou R&D, et viser des fonctions de responsabilité.
Mais je précise que cette question n’a jamais suscité d’interrogation chez moi. Sans être particulièrement féministe, j’estime que c’est au quotidien que nous devons démontrer qu’il n’existe aucune différence entre les hommes et les femmes. J’agis chaque jour en prouvant ma valeur et en permettant aux gens de la reconnaître.

Dessin : Marie Désert ©ADAGAP, Paris 2021



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