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Nouvelles énergies 20/09/2021

De l’hydrogène naturel dans des "Cercles de fées" ... un nouvel eldorado ?

De l’hydrogène est naturellement produit dans le sous-sol et peut jaillir à  la surface terrestre. Son potentiel est encore à préciser, mais il pourrait bien changer la donne et contribuer notablement à la transition énergétique.

Un article d'Olivier Lhote, Jan Mertens, Maria Rosanne, Louis Gorintin - ENGIE Research, Tiphaine Fargetton, Laurent Jeannin - Storengy

Dans divers pays, des zones circulaires se distinguent de leur environnement par une forte diminution, voire une disparition de la densité végétale. Ce sont des « cercles de fées » auxquels des légendes ont parfois été accolées, faute d’explication bien convaincante encore aujourd’hui.

Étonnamment, beaucoup de ces formations s’accompagnent d’un dégagement gazeux : il s’agit d’hydrogène. Ainsi, le gaz que l’on fabrique par divers procédés pour contribuer à la transition énergétique est naturellement présent dans le sous-sol…


Un « cercle de fées » au Brésil, d’où s’échappe de l’hydrogène naturel.

Longtemps anecdotique, cet hydrogène sort peu à peu de la confidentialité à mesure que de nouveaux projets se développent pour comprendre comment il se forme. Et si cette ressource naturelle était bien plus répandue et surtout exploitable ? Après tout, nous ne sommes qu’au début des investigations, un peu comme nous l’étions pour le pétrole ou le gaz il y a 160 ans…

Passé la surprise de voir de l’hydrogène jaillir du sous-sol, les géologues s’y sont intéressés plus systématiquement, notamment le long des failles sous-marines se forme la croûte océanique. Les premières évaluations des quantités émises sont stupéfiantes : quelques dizaines de millions de tonnes d’hydrogène par an ! À terre, même constat : les mesures menées, souvent au voisinage des cercles de fées, confirment que l’hydrogène est émis en quantités non négligeables.

Pour en savoir plus et quantifier ces émissions, ENGIE a développé une technologie de détection en continu : les capteurs PARHyS. Un déploiement récent sur plusieurs mois d’une centaine de ces capteurs dans le bassin de São Francisco, au Brésil (voir l’encadré ci-dessous), a révélé des flux de l’ordre du millier de mètres cubes par jour, soit une dizaine de tonnes par an.



Hydrogene en continu

Les capteurs PARHyS (pour Permanent analyses of renewable hydrogen with sensors) sont de petits dispositifs résistants, abordables et faciles à déployer qui collectent dans la durée des données sur le flux d’hydrogène naturel en temps réel et les communiquent à distance. On espère ainsi mieux comprendre

la production d’hydrogène souterrain et ses potentialités.



L’eau, un acteur essentiel