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Autres innovations 16/01/2020

Ce nouveau matériau qui pourrait révolutionner le captage du CO2

Le captage du dioxyde de carbone, en limitant le taux de CO2 dans l’atmosphère, présente un intérêt majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais les technologies liées à la Séquestration Géologique du Dioxyde de Carbone (SGDC) sont souvent coûteuses, peu efficaces — voire parfois nocives d’un point de vue environnemental. Une situation qui explique l’engouement récent en Suède, à l’annonce de la mise au point d’un matériau qui pourrait complètement changer la donne.



Les chercheurs de la Chalmers University of Technology et de l’Université de Stockholm à l’origine de cette innovation ont publié le fruit de leur travail dans la revue ACS: Applied Materials & Interfaces. Le matériau innovant consiste en une mousse hybride d’origine biologique contenant du zéolithe, un minéral poreux qui absorbe le dioxyde de carbone — une particularité qui lui permet d’agglomérer les particules de CO2 dans une couche très dense. Les zéolithes ont déjà fait l’objet de recherches dans le cadre de la SGDC mais se sont avérés très délicats à manipuler. En les figeant dans la mousse en question, cette solution novatrice requiert une quantité moindre de zéolithes. Il s’agit donc là d’un matériau extrêmement dense en minéraux, capable de capturer le carbone sur toute sa surface et, en conséquence, de limiter l’impact des émissions issues de sources industrielles.

Zéolithes, gélatine et cellulose.

Les trois ingrédients qui font de cette mousse une alternative plus légère et durable que ce qu’on peut trouver à l’heure actuelle sur le marché. Le leader actuel en terme de captage du carbone a recours à des amines — des composants lourds, corrosifs, et nuisibles à l’environnement.

Extraire le dioxyde de carbone des solutions aminées implique en outre une quantité d’énergie considérable, alors que la nouvelle mousse, plus durable, peut facilement être réutilisée et se décliner sous diverses formes. 

L’équipe suédoise espère désormais que leur découverte aura l’impact escompté. Pour Walter Rosas Arbelaez, chercheur à la Chalmers University, « c’est une pièce importante d’un puzzle complexe, qu’il nous faut résoudre pour réduire le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère assez rapidement pour tenir nos objectifs climatiques ».



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