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A compétences égales, donner les mêmes chances aux femmes
Portraits 29/05/2024

A compétences égales, donner les mêmes chances aux femmes

Arrivée depuis quelques mois en tant que Lead Scientific Advisor chez ENGIE R&I, Zlatina Dimitrova impressionne par son parcours académique et professionnel. Celle qui se définit comme enthousiaste, optimiste et heureuse nous parle de son rêve de pouvoir influer sur la transition énergétique.

Il faut donner aux femmes des postes où elles pourront impacter les organisations, impacter le fonctionnement et la culture de l'entreprise.

Je crois au talent des personnes, de l'individu, des collaborateurs. Nous avons notre intelligence et notre talent à apporter au service de l'entreprise pour un succès commun.


Zlatina, d'où viens-tu ?

Je suis née en Bulgarie, je suis arrivée en France pour faire mes études, avant de les continuer en Allemagne et en Suisse. Finalement un background très européen !

Tu parles combien de langues ? 

7 langues ! Bulgare, russe, allemand, français, anglais, espagnol, portugais.

Quelles études as-tu faites ? 

J'en ai fait beaucoup ! J'ai un diplôme d’ingénieur de l'INSA Lyon en génie mécaniqueJ'ai aussi un diplôme d'ingénieur de l'Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT) , avec comme spécialités moteurs à combustion interne et turbo machines.

Ensuite, j'ai obtenu une thèse de doctorat de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, dans la spécialité énergie, analyse de cycle de vie. J'ai aussi une habilitation à diriger des recherches de l'Ecole Doctorale des Sciences et Techniques pour l'Ingénieur (ED SPI) dans la spécialité Energétique, génie des procédés et analyses de cycle de vie. J’ai le titre de Professeure des Universités en Energétique, Génie des procédés et Analyse de cycle de vie.

Impressionnant ! Qu'est-ce que tu as fait entre tes études et ton arrivée chez ENGIE ?

J'ai travaillé dans l'industrie automobile pendant 18 ans au sein de la direction scientifique de la recherche et de l'innovation du groupe Stellantis, ex. PSA automobiles.

Ensuite, je suis passée directement chez ENGIE et en parallèle de ma vie professionnelle, j'ai mené une carrière académique pour obtenir les titres de professeurs et l’habilitation à diriger les recherches.

Qu'est ce qui t'a donné envie de venir chez ENGIE ?

L’opportunité d'évolution, la nouveauté, l'envie de pouvoir agir sur la transition énergétique dès l'origine, à savoir la production et la distribution des énergies décarbonées. Dans le secteur du transport, je travaillais sur un usage de l'énergie, certes très important, mais je souhaitais travailler au cœur même du réacteur, chez un producteur, un fabricant et fournisseur d'énergie décarbonée.

J'ai rencontré Elodie Le Cadre qui quittait ce poste, j’ai postulé et ça s’est fait comme ça.

Maintenant que tu es chez Recherche & Innovation, quelle est ta mission ?

L’intitulé de mon poste c'est "Lead Scientific Advisor". Je dirais que ma mission, c'est d’être ouverte sur l'extérieur, de repérer les nouvelles tendances dans la recherche, de bâtir les partenariats et de les implémenter dans nos programmes de recherche ou nos laboratoires de recherche avec la plus grande efficacité possible.

Tu veux œuvrer pour la transition énergétique de l'intérieur, mais est-ce qu’il y a quelque chose en particulier qui te passionne dans ta mission ?

Oui, la recherche en elle-même. Les domaines de recherche sont passionnants, sur les renouvelables, mais aussi l'hydrogène ainsi que la capture et le stockage de dioxyde de carbone. Ce sont des sujets auxquels je crois. Pour rendre la transition possible il y a des verrous technologiques – mais aussi économiques et sociétaux - qu'il faut résoudre.

Je veux pouvoir infléchir la stratégie, apporter des solutions à travers la recherche. Beaucoup de ces questions, beaucoup de ces domaines restent à explorer et à faire murir sur des échelles déployables avec des rentabilités économiques viables. Le problème de la transition énergétique aujourd'hui, c'est qu’elle a du mal à s'imposer économiquement par rapport aux solutions conventionnelles de vecteurs énergétiques. Il faut trouver des business models et des usages adaptés.

Quand tu ne travailles pas, tu continues à étudier ?

Quand je ne travaille pas, je continue à publier et à déposer des brevets ! Je suis sortie de Stellantis avec un portefeuille de 90 brevets, j'ai été 2 fois champion de l'entreprise pour le meilleur brevet de l'année en 2016 et 2017.

Ensuite, j'aime bien la lecture, le sport, et généralement je me reposeJ'aime beaucoup les romans classiques, je me perds dedans. Ou les livres sur le fonctionnement du monde, un peu de géopolitique, ça m'intéresse également. Et pour le sport,  je pratique la course à pied, la gym, les balades, ou juste flâner.

Tu sais qu'on manque de femmes dans la recherche. Quelle seraient pour toi les solutions, les idées à mettre en place pour qu’il y ait plus de femmes ? 

Je ne suis pas pour les quotas, je suis pour la compétence. Les femmes ont tout à fait leur place dans l’entreprise, elles travaillent 2 fois plus parce que souvent on leur demande deux fois plus de résultats pour s'imposer au même titre qu’un homme. Et ça, je peux en parler, je l’ai vécu parce que je viens du secteur de l’automobile qui est excessivement masculin, avec des méthodes de travail très masculines également.

Je pense qu’il faut donner du pouvoir aux femmes, les mettre à de vraies positions de décision,  pas des fonctions de représentation ou des fonctions honorifiques.  Il faut leur donner des postes où elles pourront impacter les organisations, impacter le fonctionnement et la culture de l'entreprise. 

Il faudrait partir du principe « A compétences égales, chances égales ». A compétence égale, les femmes devraient avoir leur chance à chaque fois. Ça commence par là. Je participe à toutes les initiatives pour donner leur chance aux femmes, je fais du mentorat pour les jeunes filles de Paris-Saclay, à l'Ecole Doctorale.  Je suis active et je donne mon temps bénévolement pour ces causes. Et à chaque fois que j’ai une candidate pour un stage ou pour une thèse je donne leur chance aux filles, je renvoie l'ascenseur.

Est-ce que tu penses que c'est quelque chose que plus de chercheuses devraient faire ?

Oui, malheureusement la recherche est un secteur très égocentrique et il y a parfois des frictions d'egos. Si on féminisait plus ce milieu ça aiderait à ce que ces frictions disparaissent et finalement à être plus efficaces en limitant l'énergie perdue dans des choses qui ne sont pas utiles pour la société. La féminisation des équipes pourrait apporter plus de naturel et plus d’efficacité dans les résultats.

Et toi, tu estimes qu’on t'a toujours donné ta chance ?

Jusqu’à maintenant, oui. On m'a toujours donné ma chance parce que je l'ai provoquée et c'est là où c'est souvent difficile, parce qu’en tant que femmes, on a beaucoup plus de travail pour provoquer notre chance, pour être vues, pour être repérées. 

Cette bataille n’est pas évidente et beaucoup de filles sont découragées parce que la bataille n’est pas toujours très honnête.

Toi tu ne t'es pas découragée ?

Non, je me décourage jamais. Je suis optimiste, je crois à l'intelligence des personnes et c'est ce que je cherche à développer dans mes rapports, avec les hommes comme avec les femmes. 

Je trouve même que les divisions générationnelles ne devraient pas exister. Je crois au talent des personnes, de l'individu, des collaborateurs. Nous avons notre intelligence et notre talent à apporter au service de l'entreprise pour un succès commun.

Est-ce que tu as l’impression qu'il y a une manière de penser différente chez les hommes et les femmes ? 

Oui, très clairement, les femmes vont prendre beaucoup plus de précautions, plus préparer le travail mais de ce fait elles peuvent paraître moins sûres d’elles. Elles ont généralement plus de recul, ce qui les dessert, alors que la robustesse de leurs analyses vient de leur réflexion. Les femmes sont rarement dans la précipitation, elles sont réfléchies, posées et créent un environnement sympathique, rassurant, mais tout aussi efficace. 

Si tu devais résumer ta personnalité en 3 mots ? 

 Je suis optimiste, enthousiaste et heureuse


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