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Smart city 03/01/2019

Le Drones & Robots Lab d’ENGIE au CES 2019

Saviez-vous qu’ENGIE avait un laboratoire de recherché dédié aux Drones et aux Robots ? Accompagné par une de ses startups partenaires, le Lab sera au CES 2019 sur le stand ENGIE & Partners. C’est à Erwin George (Manager du Lab et expert de la filière) que revient la mission de nous présenter le Lab Drones & Robots.


Le Lab Drones et Robots fait partie du CRIGEN (Centre de R&D et d’expertise corporate de haut niveau du Groupe ENGIE). Si l’activité Robot est arrivée fin 2016, l’activité Drone est plus ancienne puisque nous avons commencé à travailler sur le sujet en 2008. Le but du Lab Drones et Robots est de proposer aux différentes BU du Groupe des outils qui leur permettent de gagner en sécurité, en coûts, et en performances opérationnelles. 

Prenons un exemple : nous avons réalisé cette année une captation de données terrain sur un site de Storengy de 20 km2 et nous avons été capables de capter ces informations en une journée, alors qu’avec les moyens « classiques » ces inspections prennent une trentaine de jours. Mais ce n’est pas tout ! Cette inspection a généré 40 000 photos et s’il avait fallu les traiter à la main les 30 jours alloués auraient été dépassés et la solution n’aurait pas été rentable. 

Au-delà de la simple utilisation d’outils tels que les drones et les robots, c’est sur toute la chaîne de valeur que nous intervenons. Sur ce type de projets, nous travaillons avec le Lab Computer Science & Artificial Intelligence pour développer avec eux des algorithmes qui nous permettent d’optimiser et d’automatiser les  traitements et ainsi proposer des solutions bien plus performantes que les moyens actuels ou classiques.


Dans quels cas utiliser un drone ou un robot ? 

Les cas d’usages sont très nombreux ! Ce peut être pour détecter des balises de signalisation de canalisation gaz, surveiller la corrosion sur des pylônes, identifier des points chauds ou des problèmes sur des parcs photovoltaïques, des fuites dans des réseaux de chaleur enterrés, des fissures sur des pales d’éolienne ou du Facility Management… En bref les cas d’usage touchent quasiment à tous les métiers d’ENGIE. Nous maîtrisons l’utilisation des outils et des capteurs pour capter la bonne donnée brute, mais ensuite, nous travaillons en collaboration avec les autres Lab ou avec des entreprises de notre écosystème.  Nous avons besoin des équipes du CRIGEN en intelligence artificielle pour automatiser les traitements mais aussi des experts métier du Groupe.

Prenons par exemple les inspections d’éoliennes. Aujourd’hui les experts en inspection éolienne travaillent souvent depuis le sol avec des capteurs puissants qui leur permettent d’identifier et de catégoriser des défauts sur les pales d’éoliennes. Cependant, même si le niveau de qualité d’image que l’on obtient depuis le sol avec le zoom est satisfaisant, cette inspection prend beaucoup de temps. Le drone est capable d’aller plus près, de changer d’angle, et donc de montrer des détails plus intéressants. Il peut même utiliser d’autres capteurs qui ne seraient pas utilisables depuis le sol. Là, l’intérêt de la R&D du CRIGEN, et plus généralement d’Engie Research, a tout son sens pour accompagner les BUs du Groupe sur de nouvelles technologies.

Nous travaillons aussi sur l’automatisation des systèmes pour rendre autonomes drones ou robots et pour faciliter l’utilisation et l’intégration de ces outils dans les business units. Nous travaillons à rendre un drone intelligent, lui apprendre par exemple à reconnaître une éolienne, une pale, et savoir procéder à l’inspection successive des pales. Plus généralement, des briques technologies de navigation indoor sont aussi en cours de développement au sein du Lab Drones et Robots.

Notre but est de mettre ces outils entre les mains de nos collègues pour qu’ils puissent les aider au quotidien, c’est pourquoi nous travaillons à les rendre plus faciles d’usage et plus sûrs. 


Avec quelles BU travaillez-vous déjà ? 

Nous avons déjà accompagné plusieurs BU, comme Inéo Infracom ou nos collègues britanniques de ENGIE International Facility Management et nous les avons aidés à identifier le type de drone et de capteur associé qui répondent à leurs besoins. Nous avons un rôle d’expert et de conseil au sein d’ENGIE pour identifier la machine qui répond le mieux au besoin en termes de données et de sécurité de mise en œuvre. 

En général, ce n’est pas le choix du drone qui pose problème, c’est plutôt l’identification du capteur qui répond au besoin. C’est le capteur qui va définir le type de plateforme sur lequel on va l’installer pour pouvoir capter la donnée.


Quels sont vos axes majeurs en recherche et développement aujourd’hui ?

Pour cette année et les années à venir, les grands axes de R&D sont centrés autour des besoins en sécurité et surveillance de sites. Le développement de systèmes de surveillance est une priorité car aujourd’hui ces solutions n’existent pas de manière industrielle, alors qu’il y a une forte demande et attente du marché. Nous voulons permettre aux différentes BU de se différencier de leurs compétiteurs avec une technologie 100% ENGIE qui leur permettra de garder un avantage métier.

Nous travaillons sur le développement de systèmes de surveillance totalement automatiques qui peuvent être gérés par un gardien sachant utiliser un système de supervision. La machine est suffisamment intelligente pour ne passer que sur les endroits prédéfinis et autorisés. Nous travaillons aussi sur le robot rondier, qui est capable de faire la même chose, mais en roulant depuis le sol. Nous identifions et catégorisons toutes les situations possibles pour lesquelles nous développons des solutions de surveillance couplées ou collaboratrices. Si une BU demain veut utiliser des outils drones ou robots pour la surveillance de sites ou la levée de doutes, en fonction du besoin, de l’immédiateté nécessaire de l’information, nous pourrons leur conseiller la solution la plus adaptée.

Par exemple, pour un site au sud de la France avec beaucoup de mistral, le drone ne sera pas forcément la solution la  plus pertinente car il ne pourra pas voler à peu près 30% du temps à cause des conditions de vent. Dans ce cas, il faut privilégier le robot.. Si on a des distances de plusieurs km à parcourir, le robot est relativement lent, le drone est beaucoup plus rapide et sera donc à privilégier. Si l’environnement est au brouillard, autant utiliser un robot. Bref, chaque solution a ses avantages et ses inconvénients, et notre but est de proposer la meilleure solution technique globale à nos clients.


Vous vous appuyez également sur des compétences externes, comme la startup Aeromapper qui vous accompagne au CES. 

Oui, protocole et mise en œuvre sont développés par nous, mais nous ne fabriquons pas tous les systèmes ou les appareils, nous nous appuyons sur des solutions existantes. 

Aeromapper a développé une machine qui vole très bien et à laquelle nous pouvons intégrer toutes sortes de capteurs. Nous profitons donc d’un bon vecteur pour emmener notre bon capteur au bon endroit pour faire la bonne mesure

Un autre point fort d’Aeromapper, c’est leur rigueur aéronautique. En effet, ils viennent du monde aéronautique, ce qui leur permet d’être conscient des risques air et des risques sol, et donc de ne rien proposer qui soit potentiellement dangereux. Ils ont les pieds sur terre et une approche des risques très proche de ce qui se fait en aéronautique. Par exemple, leurs machines peuvent voler jusqu’à 15 km (hors de vue du pilote) et ils ont intégré un modèle de terrain pour éviter tout risque de collision avec le relief. D’autres solutions concurrentes, bien plus connues, n’intègrent pas ce modèle de terrain


Que représente pour vous le fait de venir au CES ? 

Au-delà d’un rêve, c’est une belle reconnaissance et une opportunité pour nous de faire connaître nos activités au niveau d’ENGIE. J’espère que le CES  nous permettra de mettre en lumière nos activités et notre rôle de développeur de solutions innovantes pour les différentes BU. C’est donc paradoxalement pour nous d’abord une opportunité de communication en interne. 

Mais nous travaillons avec des partenaires qui seront aussi au CES, et ce sera l’occasion de réfléchir à des collaborations futures pour proposer les outils les plus performants. 


Quelle serait pour vous la rencontre magique au CES ? 

ENGIE a vocation à s’implanter de plus en plus sur le territoire nord-américain. Identifier des contacts aux USA pour y déployer nos outils et concrétiser un partenariat opérationnel avec ENGIE aux Etats Unis à l’issue du CES serait magique !


Comment voyez-vous l’avenir du drone en 2030 ? 

J’espère qu’en 2030, les différents outils, drones ou robots, que nous avons développés seront devenus des outils utilisés au quotidien par nos collègues, et qu’ils leur permettront de gagner en sécurité, en coût et en performances opérationnelles. 

Bien sûr, il faut tenir compte de l’évolution de la réglementation en Europe et dans les autres pays. Nous avons cette vision réglementaire et nous développons des solutions qui permettront de couvrir le maximum de pays en termes de réglementation. 

Source : Christine Leroy

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