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Une question d'équilibre
Témoignage 10/03/2022

Une question d'équilibre

Des femmes qui changent le monde - Géraldine Tondreau, Tractebel

Parfois on n’ose pas. Mais quand on se dit « le non, tu l'as déjà », qu'est-ce qu'on risque ?

De nos jours, il y a de plus en plus de possibilités pour une femme d'évoluer dans un groupe comme ENGIE.

Géraldine Tondreau

Géraldine Tondreau est franco-belge et travaille dans le groupe depuis 2007. Elle a occupé différentes fonctions en Belgique, à Londres et à Paris, au sein de différentes entités.

Elle nous parle de son parcours, comment à son niveau elle œuvre pour un monde meilleur et nous glisse un secret :  « le non, tu l’as déjà ».

Que faîtes-vous chez ENGIE ?

Je suis actuellement responsable des équipes de structural engineering et geo enginering chez Tractebel, ce qui représente environ 100 ingénieurs, dessinateurs, géologues, hydrogéologues et géotechniciens. Ces équipes travaillent sur des projets majoritairement liée aux villes, comme des bâtiments complexes, des stades, des hôpitaux, des ponts, des tunnels. Mais aussi sur des projets liés aux autres métiers du groupe, l'eau, le nucléaire, l'énergie. Je suis aussi responsable de la stratégie pour le département Urban en Belgique. Et enfin je coordonne les projets de recherche avec ENGIE Research que nous avons initiés il y a 3 ans pour penser davantage aux villes de demain et pousser la recherche à ce sujet. 

Parlez-moi de votre parcours

J'ai obtenu un master en business administration à la Louvain School of Management que j'ai couplé à un master en gestion européenne.  Je trouvais ça intéressant d'avoir une vision plus européenne, et ça m’a servi quand j’ai travaillé sur des projets européens. 
J'ai commencé à travailler chez Electrabel avec un management traineeship, qui m’a permis de faire un tour d'horizon des différents métiers d’Electrabel. Pendant 6 ans j’ai géré des projets touchant à la stratégie, au développement durable, à l’empreinte carbone, mais aussi au lancement de nouveaux business plutôt orientés B2C : isolation, chauffage, services Smart.  
J’ai ensuite suivi mon mari à Londres. J’étais enceinte et inquiète de ne pas trouver de travail dans ces conditions. Mais avec un peu de volonté et en faisant jouer mon réseau, j'ai trouvé un super job à Londres. J'ai travaillé sur le lancement de nouveaux business liés à la mobilité, au stockage par batteries ou encore au photovoltaïques, plutôt en B2B. J'ai ensuite évolué vers le monde des villes entre Londres et Paris. Nous sommes rentrés en Belgique et j’ai rejoint les équipes de Business Developers à l'international pour les activités de Urban.
Depuis mon arrivée en Belgique, j’ai rapidement évolué vers des fonctions de Stratégie et de Transformation jusqu’à reprendre depuis 1 an les équipes Structure et Géo engineering en Belgique ce qui est un sacré défi parce que je ne suis pas ingénieur dans ce secteur où il y en a beaucoup.
J’ai longtemps pensé qu’il était difficile d’allier vie de famille et carrière. Mais de nos jours, il y a de plus en plus de possibilités pour une femme d'évoluer dans un groupe comme ENGIE.
Et il faut bien reconnaître que le COVID nous a aidés ! Notre balance vie professionnelle / vie privée est maintenant beaucoup plus équilibrée. Avant je ne  rentrais pas avant 19h, je voyais trop peu mes enfants, c'était toujours la course. Depuis qu'on travaille à la maison, un équilibre s'est installé, on court beaucoup moins.

Comment changez-vous le monde, à votre niveau ? 

Je travaille pour l'entité Urban qui regroupe des ingénieurs & des dessinateurs en structure en en étude des sols mais aussi des experts en mobilité, en infrastructures de transport, en urban planning, en bâtiments, en environnement, eninfrastructures portuaires... On conçoit les villes à partir du master plan initial pour faire en sorte que l'empreinte carbone et l'équilibre vis-à-vis de l'environnement soient le plus optimal possible. 
Chez Tractebel, 500 personnes en Belgique et 1000 personnes dans le monde travaillent tous les jours sur des projets liés à des collectivités. Elles essayent de répondre au mieux aux attentes du client, mais aussi de le challenger sur des critères d’écoresponsabilité. Par exemple, nous faisons beaucoup de structures en béton. Le béton a une empreinte carbone et nous réfléchissons à la façon d’optimiser le Total Lifecycle du béton et à la façon de désigner des bâtiments ou infrastructures avec un béton low carbon. 
Nous avons imaginé des plans mobilité pour la ville de Bruxelles à horizon 2020 ou 2030. On travaille beaucoup sur la mobilité et sur les bâtiments, mais aussi sur les tunnels ou les ponts. Par exemple, en créant un pont, on va encourager la mobilité grâce à une meilleure fluidité. Bien sûr la question des émissions rentre en compte, mais avec une mobilité de plus en plus électrique les émissions liées au transport sont vouées à diminuer. De surcroît, en fluidifiant la circulation, on va limiter les pollutions aux abords des villes.
Au niveau personnel, j’ai opté pour un vélo électrique il y a deux ans, je l’utilise pour tous mes trajets, pour aller au boulot, déposer les enfants à l'école… J’ai déjà parcouru près de 4000 km ! Je dois dire que je suis une vraie fan, ça change pas mal la vie et c’est beaucoup plus pratique : plus de place de parking, plus de PV, plus d’accident, plus d'embouteillage. Le seul stress qu'on peut avoir, c'est quand on voit qu'il n’y a plus que 20 km de batterie, et qu’on se demande si on va réussir à rentrer chez soi !
J'aimerais faire plus,  mais entre une vie professionnelle et une vie familiale bien chargées, j'ai du mal à trouver du temps. Il y a un moment où il faut respecter son propre équilibre. 
Je suis une grande idéaliste. Pour moi, tout est possible. Vis-à-vis des femmes, je crois que c’est essentiel de les encourager.  En général les femmes sont beaucoup moins sûres d'elles même alors qu'elles ont exactement le même potentiel, les mêmes compétences techniques. Elles ont besoin d’être encouragées, d'avoir du feedback. Et ça, c'est ce que j'essaie de faire. 
Je cherche aussi, dans la mesure du possible, à avoir un bon équilibre mixité au niveau des équipes. Je fais partie des réseaux de femmes du groupe, et ces échange sont à la fois rassurants et très intéressants. 
On m'a dit une phrase il y a quelques années, qui m’a énormément marquée : «le non, tu l'as déjà ».  Parfois on n’ose pas. Mais quand on se dit « le non, tu l'as déjà », qu'est-ce qu'on risque ? Quand j'ai dû chercher un boulot, je me suis dit « je n’ai rien à perdre, je vais aller jusqu'au bout ».  On m’a déjà dit  « Mais tu es sure ? Tu as des enfants, tu es sure que tu veux ce genre de boulot ? » Pour moi, même si la vie personnelle a un impact sur la vie professionnelle, on ne peut pas juger une personne sur sa vie personnelle, seul le professionnel doit rentrer en ligne de compte. Je crois qu’on est capable de rebondir, que c'est une question de volonté et qu'il faut se donner la volonté, les moyens et se dire qu’on n’a rien à perdre. Et jouer de son réseau. 
Pour moi, attendre que les choses se fassent, ça n'a jamais marché. Par contre, faire jouer mon réseau, aller voir mon N+3 et lui dire « je veux un job à Londres, est-ce que tu peux m'aider » ça a vraiment fonctionné.
Je crois que tout est question d'équilibre à tous les niveaux ! Equilibre vie professionnelle, vie privée. Équilibre entre ses ambitions professionnelles et personnelles. Il faut savoir quel est son propre équilibre et le respecter.
Ma vision de l'équilibre au niveau business, c'est que le zéro carbone total n’est pas pour tout de suite. Par exemple je ne sais pas comment on pourrait actuellement construire un pont zéro carbone. Par contre il faut un équilibre entre ce que l'entreprise veut, ce que le client veut. Il faut un équilibre qui respecte les besoins des 2 parties, tant techniques que financiers. 
Sur l’environnement, l’équilibre entre les ressources de la planète et notre surconsommation n’est pas respecté, le jour du dépassement avance chaque année, mais on fait tous au mieux. J'admire ceux qui ont changé totalement leur façon de vivre, qui sont passés au zéro carbone total, au zéro déchet, zéro empreinte climatologique… J'admire, mais une fois encore,  il faut équilibrer ce qu'on est capable de faire et ce qu'on peut supporter.

Un message à faire passer ?

Pour les femmes, ayez confiance en vous, ayez confiance dans votre potentiel. 
Pour tous, ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui, ou que vous pouviez faire hier. Et enfin souvenez-vous que « le non vous l’avez déjà ».  

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