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Réparer plutôt que remplacer : SOLREED change la donne du solaire
Viva Technology 03/06/2026

Réparer plutôt que remplacer : SOLREED change la donne du solaire

À l’occasion de Viva Technology, du 17 au 20 juin 2026, ENGIE met en avant des innovations qui transforment concrètement les filières énergétiques. Sur son stand, SOLREED, startup deeptech française issue du CEA INES, incarne une nouvelle approche du solaire : plus durable, plus circulaire et plus résiliente.

SOLREED développe la première filière structurée européenne dédiée à la réparation et au réemploi industriel de modules photovoltaïques.

Luc Federzoni & Matthieu Verdon
co-fondateurs
SOLREED

La transition énergétique ne pourra pas être durable si les infrastructures renouvelables elles-mêmes ne deviennent pas circulaires.

Matthieu Verdon

En s’attaquant à un enjeu encore largement sous-estimé — la durée de vie des panneaux photovoltaïques — SOLREED développe des solutions de diagnostic, de réparation et de réemploi pour prolonger la performance des centrales solaires. Une innovation clé pour accompagner la transition énergétique, en réduisant à la fois les coûts, les déchets et l’empreinte carbone du solaire.

Matthieu Verdon, cofondateur et CEO de SOLREED, nous en dit plus.

Pouvez-vous présenter brièvement votre entreprise ?

SOLREED est une startup deeptech française, spin-off du CEA et issue des travaux du CEA INES, spécialisée dans la réparation, le reconditionnement et l’optimisation de performance des modules photovoltaïques.

Notre mission est simple : prolonger durablement la durée de vie des panneaux photovoltaïques afin d’aider les énergéticiens et exploitants de centrales solaires à maintenir la performance de leurs actifs tout en réduisant leur empreinte carbone.

Nous développons aujourd’hui la première filière structurée européenne dédiée à la réparation et au réemploi industriel de modules photovoltaïques.

En une phrase, quel problème cherchez-vous à résoudre ?

Nous aidons les exploitants de centrales photovoltaïques à éviter le remplacement prématuré de panneaux défectueux en prolongeant leur durée de vie grâce à des solutions de diagnostic avancé, de réparation et de réemploi.

Comment expliqueriez-vous votre projet à quelqu’un qui ne connait pas votre secteur ?

Aujourd’hui, lorsqu’un panneau solaire tombe en panne ou perd en performance, il est très souvent remplacé puis détruit,  alors même qu’il pourrait encore fonctionner pendant de nombreuses années.

Chez SOLREED, nous avons développé des technologies capables de détecter précisément les défauts, réparer les panneaux et leur donner une seconde vie, soit directement dans les centrales photovoltaïques existantes, soit via leur réemploi dans de nouveaux projets solaires bas carbone.

Concrètement, nous appliquons à l’énergie solaire une logique similaire à celle du reconditionnement dans d’autres industries : réparer plutôt que jeter.

Qu’est-ce qui vous différencie aujourd’hui sur votre marché ?

Notre différence repose sur trois éléments majeurs.

  • D’abord, notre ADN scientifique et industriel : SOLREED est directement issue de plus de 20 ans de recherche du CEA INES sur la fiabilité et le vieillissement des modules photovoltaïques.
  • Ensuite, notre capacité unique à intervenir à la fois sur la maintenance des centrales existantes et sur le réemploi industriel de panneaux photovoltaïques multi-marques, avec des protocoles propriétaires de diagnostic, de réparation et de qualification.
  • Enfin, notre approche orientée exploitants et énergéticiens. Nous ne sommes pas uniquement un acteur du « recyclage » ou du réemploi : nous développons des solutions concrètes pour aider les opérateurs de centrales à maintenir leurs performances, éviter les pertes de production, réduire les coûts de remplacement et sécuriser leurs actifs dans la durée.

Notre technologie combine expertise terrain, tests avancés (électroluminescence, flash test, thermographie, tests d’isolement…) et outils numériques de monitoring intelligent permettant d’identifier les défauts le plus tôt possible.

Quelle est votre histoire avec ENGIE ? Pourquoi avez-vous choisi de collaborer et d’innover avec ENGIE ?

ENGIE joue un rôle clé dans le développement de SOLREED. Notre collaboration est née autour d’un constat partagé : les exploitants de grandes centrales photovoltaïques font face à des enjeux croissants de vieillissement des actifs, de disponibilité des pièces compatibles, de performance des centrales et de réduction de leur empreinte environnementale.

ENGIE GREEN a été l’un des premiers grands énergéticiens à croire à notre vision de la réparation et du réemploi des modules photovoltaïques à grande échelle. Cette collaboration nous permet aujourd’hui de travailler directement sur des problématiques réelles d’exploitation et de maintenance de centrales solaires, avec une ambition commune : faire émerger une filière photovoltaïque plus durable, plus circulaire et plus résiliente en Europe.

Pour une startup deeptech comme SOLREED, collaborer avec un acteur industriel mondial comme ENGIE est essentiel pour accélérer l’industrialisation, tester les solutions sur le terrain et maximiser l’impact environnemental de nos innovations.

Que présenterez-vous sur le stand ENGIE à Vivatech ?

Nous présenterons la vision portée par SOLREED autour de la “centrale photovoltaïque durable”. Concrètement, nous montrerons comment il est désormais possible :

  • d’identifier intelligemment les défaillances dans les centrales photovoltaïques,
  • de réparer des panneaux initialement destinés au rebut,
  • de prolonger la durée de vie des actifs solaires,
  • et de réinjecter des modules reconditionnés dans de nouveaux projets bas carbone.

Nous présenterons également notre approche combinant expertise industrielle, technologies de diagnostic avancé et outils numériques de monitoring intelligent.

Quel message clé souhaitez-vous que les visiteurs retiennent après votre rencontre ?

La transition énergétique ne pourra pas être durable si les infrastructures renouvelables elles-mêmes ne deviennent pas circulaires.

Le futur du solaire ne consiste pas uniquement à installer toujours plus de panneaux, mais aussi à apprendre à maintenir, réparer et prolonger intelligemment les centrales déjà existantes.

Le thème de vivatech cette annee est “AI: impact, not illusion”. Quel rôle l’IA joue-t-elle déjà dans votre solution et comment imaginez-vous son évolution à l’avenir ?

L’intelligence artificielle joue déjà un rôle important dans notre stratégie technologique.

Nous développons des outils capables d’analyser les données issues des centrales photovoltaïques afin d’identifier les signatures électriques et thermiques associées à différents types de défaillances. L’objectif est de permettre aux exploitants de détecter plus rapidement les anomalies, de prioriser les interventions et, à terme, d’anticiper certaines dégradations avant qu’elles n’impactent fortement la production.

Dans les années à venir, nous pensons que l’IA deviendra un véritable copilote de maintenance des centrales photovoltaïques, capable de connecter surveillance, diagnostic, réparation et optimisation de performance dans une approche globale de gestion des actifs solaires.

Quel est votre prochain défi majeur à court ou moyen terme ?

Notre principal défi est désormais l’industrialisation à grande échelle. Le marché photovoltaïque européen entre dans une phase où des millions de panneaux vont vieillir simultanément dans les prochaines années. Nous devons donc structurer des capacités industrielles capables de répondre aux besoins des énergéticiens et exploitants de centrales, tout en garantissant qualité, traçabilité et performance des modules réparés ou reconditionnés.

L’enjeu est aussi stratégique pour l’Europe : développer une véritable souveraineté industrielle autour de la maintenance, de la réparation et du réemploi photovoltaïque.

Si votre innovation atteint pleinement son objectif, qu’est-ce qui aura changé dans le monde dans cinq ou dix ans ?

Dans cinq à dix ans, nous espérons que remplacer systématiquement un panneau photovoltaïque sera devenu l’exception et non plus la norme. Les exploitants disposeront de solutions standardisées pour réparer, maintenir et prolonger leurs centrales sur plusieurs décennies.

Le solaire deviendra ainsi une filière beaucoup plus circulaire, avec moins de déchets, moins de dépendance aux matières premières critiques et une empreinte carbone fortement réduite.

Nous pensons également que l’Europe pourra faire émerger une nouvelle industrie autour de la maintenance avancée et du réemploi photovoltaïque, créatrice d’emplois, de souveraineté technologique et de résilience énergétique.

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