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Florian : L'innovation est une nécessité pour continuer à exister
Portraits 03/11/2022

Florian : L'innovation est une nécessité pour continuer à exister

Florian Heremans est chef de projet chez Laborelec, mais son métier est bien différent de ce que vous pourriez imaginer en lisant ces mots… Pour en savoir plus sur lui, continuez à lire !

L’innovation n’est pas facultative, elle n'est pas seulement un plus, c'est une nécessité pour continuer à exister.

J'aime chercher un langage commun pour appréhender le fonctionnement de nos clients, découvrir, implicitement ou explicitement, ce qu'ils recherchent et comment nous pouvons nous adapter.


J’ai fait des études d’ingénieur à Bruxelles, en commençant par un Master en Robotique, au cours duquel j’ai passé un an en Suisse à faire des recherches en micro robotique, qu’on appelle  aussi robotique origami. À mon retour, au lieu de commencer à travailler dans ce domaine, j'ai décidé de faire un master supplémentaire en énergie électrique à Gand, qui s'est révélé être à 100% ce que j'aimais. 
En 2019, j'ai commencé à travailler chez LaborelecEn ce moment, je suis Project Manager en Arabie Saoudite dans une filiale de Laborelec. Je travaille principalement sur des projets avec TSO, le réseau national. Mon rôle principal en tant que chef de projet est de combler le fossé  culturel entre la façon dont les gens fonctionnent en Arabie Saoudite et notre façon de fonctionner. Bien sûr, je fais aussi de la gestion générale de projet, du budget au calendrier. Mais je pense que mon rôle de « passerelle » est vraiment fondamental pour conserver l'ADN que nous avons développé au sein de Laborelec Belgique et le diffuser dans les agences.

Donc, tu vis actuellement en Arabie Saoudite ?

Oui, j'ai été transféré ici, je rentre en Belgique tous les trois ou quatre mois pendant environ une semaine.

Qu'est-ce que tu aimes dans ce que tu fais ?

J'aime chercher un langage commun pour appréhender le fonctionnement de nos clients, découvrir, implicitement ou explicitement, ce qu'ils recherchent et comment nous pouvons nous adapter. Ces interactions régulières sont très positives, et je veille à ne pas perdre le contact avec le côté technique

As-tu d'autres passions ?

Heureusement, sinon, ma vie serait un peu monotone !
Je jouais du trombone dans des big bands et des orchestres en Belgique. Je ne l'ai pas emmené en Arabie saoudite, mais c'est quelque chose que je compte reprendre dès mon retour.
J'aime aussi beaucoup voyager. Ma vraie passion est de prendre mon vélo de randonnée et de passer un mois à découvrir un nouveau pays. J'ai déjà pédalé de la Belgique à l'Espagne et de la Belgique à la Norvège, avec juste mon sac à dos et ma tente. Camper, cuisiner sur un feu de bois, c'est ce que j'aime le plus en dehors de mon travail.

En quoi la recherche et l'innovation sont-elles importantes pour le Groupe - ou pour le monde ?

Tant pour le groupe que pour le monde, je pense qu'il est assez évident que l'innovation est la seule voie qui nous permette d’avancer. Si nous en restons aux technologies que nous utilisons aujourd'hui, nous serons très vite bloqués.
Pour toutes les entreprises, et particulièrement pour ENGIE, la recherche et l'innovation sont le seul moyen de garder l'avantage. Dès que l’on arrête d'innover, on est dépassé par des concurrents munis d’une meilleure technologie, d’une meilleure stratégie, d’une meilleure approche. 
L’innovation n’est pas facultative, elle n'est pas seulement un plus, c'est une nécessité pour continuer à exister.

Quelle est ta vision du futur de l'énergie ?

C'est une question assez vaste et je pense que chaque ingénieur a sa propre idée à ce sujet !
Le passage aux énergies renouvelables s’impose dans le monde entier, mais d'autres technologies resteront importantes, comme le nucléaire, en particulier au Moyen-Orient et en Asie. Ce qui est tout aussi important, c'est le fait que l'essor des énergies renouvelables distribue également les sources d'énergie, créant ainsi de multiples petits projets. Nous avons l'éolien, le solaire, mais aussi la biomasse, la petite biomasse, le petit solaire, et en conséquence la nécessité de gérer toutes ces sources. La plus grande opportunité de mon point de vue est la diversification.

Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Honnêtement, je n'ai pas de projet de carrière clair, mais j'aime ce que je fais. Me connaissant, dans 10 ans je m’occuperai de production ou de transmission d'énergie dans un endroit exotique. Je n’en sais pas plus, mais j’aime les surprises.

Trois mots liés à l'innovation ?

Je pense que ces trois mots pour moi seraient "petites étapes pertinentes". Particulièrement « pertinentes », car si on laisse un ingénieur ou un chercheur faire ce qu'il veut, il a tendance à creuser profondément mais pas toujours au bon endroit.

Une devise ou un mantra qui te tient à cœur ?

Je ne sais pas d'où vient cette phrase, mais ce que j'essaie de respecter c'est "la logique est rarement dupe très longtemps". Que ce soit pour faire plaisir au client ou pour atteindre un objectif précis, on se retrouve parfois tenté d'emprunter un chemin qui n'est pas logique par rapport à l'objectif initial. 
Et d'après mon expérience, un tel chemin est généralement un cul de sac. Lorsque je fabrique ou que je vends quelque chose, j'essaie toujours de garder la logique en tête afin de pouvoir m’y confronter à chaque étape.

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