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Nous devons changer nos façons de faire, mais cela rend très intéressant le fait de travailler dans le secteur de l'énergie et de pouvoir faire partie du changement.
C'est plutôt Laborelec que j’ai choisi. Je ne voulais faire ni de la recherche pure ni uniquement de la fabrication industrielle. Laborelec est un centre de services qui fait le pont entre les deux. Nous aidons l'industrie, mais nous faisons aussi de la recherche appliquée, et cela me convient très bien.
J'ai commencé à travailler chez Laborelec tout de suite après mon doctorat. C'était mon premier emploi et j’y suis restée. Au cours de ces années, j'ai acquis de l'expérience dans toutes sortes de problèmes liés aux matériaux et j'ai travaillé sur des cas très intéressants.
Nous intervenons en cas de problèmes sur les matériaux d'une centrale électrique. Cela peut aller de la résolution de fuites dans les tubes de la chaudière d'une centrale électrique conventionnelle, à la prolongation de la durée de vie d'une turbine à gaz ou, par exemple, à la résolution de problèmes dans les cuves sous pression des réacteurs dans les centrales nucléaires en Belgique. Un autre exemple plus récent concerne la transition hydrogène dans le secteur de l'énergie : nous étudions l'impact de l'hydrogène transporté dans les canalisations ou injecté dans les turbines à gaz.
Ce que nous faisons, c'est un peu comme une enquête après un crash d'avion, où les équipes trient les débris pour trouver celui qui a causé l'accident. Cela peut être moins dramatique car parfois il s’agit d’une petite fuite. Mais nous sommes toujours à la recherche de la pièce manquante du puzzle : où cela a-t-il commencé et quelle était la cause première du problème ?
Si un problème s'est produit, il est important de savoir ce qui l'a causé pour s'assurer qu'il ne se reproduise pas avec des composants similaires. Cependant, nous déterminons également des éléments tels que la durée de vie restante des composants. Nous examinons donc le matériau pour voir dans quelle mesure il a vieilli et s'il est proche de la fin de son cycle de vie ou s'il peut continuer pendant quelques années. C'est quelque chose que nous faisons pour prévenir les problèmes, bien sûr.
J'aime résoudre des énigmes compliquées et j'essaie d'identifier tous les paramètres qui ont provoqué un problème particulier. Il s'agit de déterminer comment nous pouvons prouver quelle était la cause et comment nous pouvons l'empêcher à l'avenir. C'est donc un peu comme un travail de détective.
Un grand défi a été la découverte de fissures internes dans les cuves sous pression de nos réacteurs, car c'est quelque chose qui n'est pas si facile à réparer. En conséquence, nous avons mené une enquête à grande échelle pour prouver que le danger n’était pas immédiat et que nous pouvions continuer à les faire fonctionner.
Ce qui est intéressant, c'est que beaucoup d'experts externes et internes étaient impliqués, et que nous avons tous travaillé ensemble sur le projet. J'ai beaucoup appris de cette expérience, à la fois techniquement et en ce qui concerne l'interaction avec les gens
Pour me détendre, j'aime me plonger dans un bon livre, ou me promener dans la nature avec mon chien. Je trouve ça vraiment relaxant. Mon mari et moi faisons aussi de la danse de salon.
Oui, du cha-cha à la valse et au slow foxtrot !
La valse anglaise est l'une de mes préférées. Le tempo est plus lent que celui de la valse viennoise, avec un mouvement plus fluide, et c'est agréable de se laisser aller à la musique.
Depuis que je travaille chez Laborelec, j'ai vu changer la scène énergétique. Quand j'ai commencé, il n’était question que de centrales à charbon et de turbines à gaz. Désormais, le focus est davantage sur les énergies renouvelables et la flexibilité.
Nous sommes vraiment au milieu d'une transition, ce qui signifie que de nouvelles applications vont émerger. Et pour cela, la recherche et l'innovation sont vraiment nécessaires, car il s’agit d’un terrain encore peu exploré. C'est pourquoi je pense qu'il est vraiment important de rester au top et d'être précurseur dans la mise en œuvre de nouvelles solutions.
Nous voyons bien que quelque chose est déjà en train de se passer. Nous sommes de plus en plus confrontés aux conséquences du changement climatique, avec de longues périodes sèches, suivies de nombreuses tempêtes. Je suis un peu inquiète, mais je veux rester positive sur le fait que nous pouvons encore agir.
Cela signifie cependant que le changement doit se produire rapidement et être significatif. Nous devons changer nos façons de faire, mais cela rend très intéressant le fait de travailler dans le secteur de l'énergie et de pouvoir faire partie du changement.
Depuis le début de l'année dernière, j'ai pris en charge une part de management des personnes. Je suis donc maintenant en partie expert en matériaux, en partie manager.
Cette nouvelle perspective est rafraîchissante et représente un nouveau domaine dans lequel je peux évoluer. Dans 10 ans, j'espère donc avoir progressé à la fois en tant qu'expert et en tant que manager. Mais dans tous les cas, je me vois toujours chez ENGIE, car j'y ai trouvé ma place.
Une citation que j'aime bien est de Terry Pratchett, un auteur de fantasy : "Cela reste magique même si vous savez comment ça marche".
Pour moi, c'est important, même en étant ingénieur avec beaucoup de connaissances sur le fonctionnement des choses, de savoir garder le sens de l'émerveillement. Par exemple, être capable de voir un avion et de penser : "C'est un avion énorme, il vole et c'est fantastique » -- même si vous savez comment cela fonctionne.
En regardant les choses sous cet angle, je me retrouve souvent à penser : "Waouh, c'est formidable que nous, en tant qu'êtres humains, puissions faire cela". Et cela me donne espoir pour l'avenir.